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Le gouvernement décide "la révocation du commissaire Michel Neyret"


le 07 septembre 2012 à 19h51 , mis à jour le 07 septembre 2012 à 19h55.
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3min
Michel Neyret, l'ex-numéro 2 de la police judiciaire de Lyon.

Michel Neyret, l'ex-numéro 2 de la police judiciaire de Lyon. / Crédits : AFP PHOTO / PATRICK KOVARIK

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Faits diversManuel Valls a décidé vendredi soir "la révocation du commissaire Michel Neyret", mis en examen dans une affaire de trafic d'influence et de stupéfiants, a annoncé dans un communiqué le ministère de l'Intérieur.

Cette sanction, la plus haute possible, avait été recommandée mardi par le conseil de discipline de la police devant lequel avait comparu l'ex-N.2 de la PJ lyonnaise. Ces avis de l'instance sont généralement suivis par le ministre. Cette issue faisait encore moins de doute après une déclaration vendredi matin sur RTL de Manuel Valls relevant qu'"au-delà des carrières qui parfois sont de très grande qualité, à ce niveau-là, un policier doit être exemplaire". "Le commissaire Neyret ne l'a pas été?", l'avait alors interrogé le journaliste. "Je crois que c'est assez évident", avait répondu le ministre.

Michel Neyret, 56 ans, figure emblématique de la PJ, avait répondu mardi devant l'instance disciplinaire, surnommée le "tourniquet", de ce qui avait été décrit par des sources policières comme des "manquements". La recommandation faite au ministre de le révoquer avait alors été décrite par ses avocats comme "infamante à l'endroit d'un homme qui a servi pendant près de 30 ans la République et qui a servi ses concitoyens de façon exemplaire."

Michel Neyret avait été mis en examen en octobre 2011, notamment pour corruption, trafic d'influence, association de malfaiteurs ou encore trafic de stupéfiants. Il avait été remis en liberté en mai après près de huit mois de détention provisoire à la prison de la Santé à Paris. Placé depuis sous un strict contrôle judiciaire, il vit dans l'est de la France où il pointe chaque jour à la gendarmerie. Il ne s'est jamais exprimé publiquement sur le fond du dossier. S'il a concédé des "imprudences" en acceptant cadeaux et "faveurs" de truands en échange de renseignements, notamment des fiches de police, il a toujours réfuté tout enrichissement personnel.

Commenter cet article

  • marenostrum2 : Manuel Valls c'est certainement le seul, oui le seul, a être quelqu'un de bien, dans ce gouvernement. Dommage qu'il soit au PS.

    Le 08/09/2012 à 14h25
  • 566456 : Et qui peut révoquer Manuel Valls ?

    Le 08/09/2012 à 08h28
  • lareran : Ah ?? ils sont nombreux ??? Vite vite allez voir le ministre de l'intérieur pour qu' il puisse continuer. je me doute que M. VALLS ne vous verra pas pour que vous l'informiez de tout ce que vous savez alors vous feriez mieux de vous taire

    Le 08/09/2012 à 07h43
  • morob... : à miguel : des problèmes avec la Police peut être??? la Police et la Gendarmerie n'ont aucun pouvoir, ils appliquent les droits que leur confèrent le code pénal et la procédure pénale le tout sous l'autorité du Procureur de la République.

    Le 08/09/2012 à 07h39
  • janexx : Oui, et il vrai qu'à ce stade dans la profession, les indic ne se livrent pas sans contre-partie.......... Ou est la limite, ? difficile à dire,

    Le 08/09/2012 à 07h31
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