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DOSSIER : Affaire Merah

Les crimes de Merah ont favorisé une parole radicale à Toulouse


le 21 janvier 2013 à 15h37 , mis à jour le 21 janvier 2013 à 15h41.
Temps de lecture
3min
Mohamed Merah à 18 ans.

Mohamed Merah à 18 ans. / Crédits : TF1/LCI

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Faits diversLe parquet a révélé avoir "traité" l'an dernier plusieurs affaires d'apologie de faits semblables à ceux commis par Mohamed Merah à Toulouse et dans la ville voisine de Montauban en mars 2012.

Les crimes de Mohamed Merah ont favorisé une expression radicale à Toulouse allant jusqu'à la glorification des actes du tueur au scooter, ont admis les autorités lundi. Le parquet a révélé avoir "traité" l'an dernier plusieurs affaires d'apologie de faits semblables à ceux commis par Mohamed Merah à Toulouse et dans la ville voisine de Montauban entre le 11 et le 19 mars 2012. Une telle reconnaissance publique est très rare à Toulouse tant l'inquiétude est grande que la publicité faite à une idéalisation des crimes de Merah n'amplifie de telles prises de position.
 
"Effectivement, il y a plus d'expression sur ce thème que l'année précédente", a dit le préfet Henri-Michel Comet interrogé par la presse sur une libération de la parole radicale. "C'est avéré: soit de manière générale, c'est-à-dire des propos agressifs à l'égard d'une des religions - soit la religion musulmane, soit la religion juive - soit de manière plus précise, c'est-à-dire (dans une expression consistant à) s'inscrire dans la suite de Mohamed Merah. C'est un fait avéré", a-t-il dit.
 
"C'est un sujet de préoccupation"
 
Le préfet a cité en exemple la prise d'otages menée le 20 juin 2012 dans une succursale de la banque CIC par un déséquilibré disant agir par conviction religieuse. Le forcené avait été blessé par le Groupe d'intervention de la police nationale (GIPN) et ses otages libérés sains et saufs. "On a eu au cours de 2012 plusieurs affaires (d'apologie) traitées par le parquet, voire par l'instruction", a dit le procureur Michel Valet. (Lire : Prise d'otages à Toulouse : l'affaire Merah est dans toutes les têtes)
 
Il n'a pas voulu en dire plus sur ces affaires ni leur réponse pénale. Il s'est contenté de dire que l'apologie de tels actes pouvait être passible de cinq ans de prison. Et il a réitéré son message d'extrême fermeté sur cette question: "C'est un sujet de préoccupation (...) que nous avons. Du côté de la justice et du parquet, j'ai clairement annoncé la couleur, c'est-à-dire que toute manifestation publique en particulier d'un radicalisme de cet ordre fera l'objet d'un réponse immédiate et extrêmement ferme de l'autorité judiciaire". Merah, ancien petit délinquant radicalisé, a assassiné trois parachutistes et trois enfants et un enseignant juifs à Toulouse et Montauban au nom du jihad. Il a été tué par le Raid le 22 mars 2012. (Voir notre dossier sur l'affaire Merah)

Commenter cet article

  • bretsinkler : Que voulez-vous, une communauté devient complice de ses brebis galeuses si elle ne s'en débarrasse pas.

    Le 21/01/2013 à 18h11
  • dom : Il faut arr�r d� en parler vous lui donn�rop d importance.

    Le 21/01/2013 à 18h07
  • barbac56 : C'est toute l'Europe qui est en train de s'affaiblir ! La charia arrive, lentement mais sûrement.

    Le 21/01/2013 à 17h52
  • stephjmayol : A part ca il ne faut pas faire d amalgame, il ne faut pas montrer du doigt une certaine fois, surtout ne pas dire que ces gens là prônent la mort et qu ils sont embrigadés par des fous furieux qui se servent d une religion pour détruire l unité d un pays, ou est ce cette religion qui se sert de ses fous furieux pour s implanter un peu plus dans la vie des Français?

    Le 21/01/2013 à 17h07
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