Les trains roulent à nouveau, malgré quelques ratés

le 08 octobre 2011 à 08h36 , mis à jour le 08 octobre 2011 à 08h39

Le retour à la normale se confirme après le droit de retrait massivement suivi par les cheminots à la suite de l'agression d'un de leurs collègues jeudi. Méfiance toutefois pour les voyageurs qui doivent prendre le train : quelques lignes de TER connaissent encore des difficultés ponctuelles.

Dès vendredi, en début de soirée, la SNCF annonçait un retour à la normale pour le trafic des TGV, des trains internationaux et de ceux de l'Ile-de-France. Ce samedi, c'est au tour des réseaux locaux d'effacer progressivement les effets du droit de retrait massivement suivi par les cheminots jeudi et vendredi. Quelques retards liés à la remise en route devaient encore, selon la direction de la SNCF, affecter en matinée le trafic des TER en Lorraine, Languedoc Roussillon, Bourgogne, Franche-Comté et Picardie, selon le service de presse. Egalement concernées par quelques difficultés résiduelles : les lignes Paris-Orléans-Tours, Paris-Bourges-Montluçon, Paris-Mulhouse, Metz-Lyon, Hirson-Metz et Metz-Dijon. Mais tout devrait se régulariser en cours de journée.

  • Contrôleur agressé : la SNCF va élargir le contrôle à l'embarquement

    Après une rencontre avec les syndicats, la SNCF a annoncé qu'elle allait étendre en 2012 sur le réseau TGV le contrôle des billets à l'embarquement pour lutter contre les agressions. Les syndicats jugent les mesures insuffisantes. Le contrôleur agressé jeudi est sorti du coma.

    Publié le 10/10/2011 Contrôleur agressé : la SNCF va élargir le contrôle à l'embarquement
  • SNCF : le contrôleur va mieux, réunion au sommet sur la sécurité

    Les syndicats de la SNCF vont de nouveau rencontrer lundi après-midi la direction pour aborder la sûreté à bord des  trains, à la suite de l'agression d'un contrôleur dans un Lyon-Strasbourg jeudi dernier. Ce dernier est sorti du coma, a-t-on appris ce matin.

    Publié le 10/10/2011 SNCF : le contrôleur va mieux, réunion au sommet sur la sécurité
  • Mardi, jour de non-grève, attention si vous prenez le train

    Officiellement, la journée d'action intersyndicale de mardi, destinée à marquer le "refus de l'austérité", n'est pas un jour de grève. Mais plusieurs syndicats ont déposé des préavis pour permettre aux participants d'aller manifester. Conséquences : des perturbations pour les trains, métros et RER.

    Publié le 10/10/2011 Mardi, jour de non-grève, attention si vous prenez le train
  • L'agresseur du contrôleur de la SNCF mis en examen

    Ce jeune homme de 27 ans, qui avait des antécédents judiciaires et psychiatriques, va devoir répondre de tentative d'homicide volontaire aggravé. Sa victime, Bernard Mortellier, 54 ans, est toujours dans un "état stationnaire".

    Publié le 08/10/2011 L'agresseur du contrôleur de la SNCF mis en examen
  • Trafic SNCF: un retour à la normale prévu samedi

    Le trafic ferroviaire, très perturbé sur les réseaux TER et TGV depuis l'agression d'un contrôleur jeudi, devait revenir "très proche de la normale" samedi, a annoncé vendredi la SCNF.

    Publié le 07/10/2011 Trafic SNCF: un retour à la normale prévu samedi
  • Agression d'un contrôleur : le suspect devant le juge samedi

    Le psychiatre qui a examiné l'agresseur présumé d'un contrôleur, poignardé jeudi à bord d'un train dans le Doubs a estimé que son état était compatible avec une éventuelle incarcération. Il doit être présenté samedi au parquet. Selon nos informations, il a déjà été condamné à 4 reprises.

    Publié le 07/10/2011 Agression d'un contrôleur : le suspect devant le juge samedi
  • "Nous, contrôleurs, faisons parfois office de soupape"

    TEMOIGNAGE - Si la violente agression dont a été victime un contrôleur jeudi est un cas extrême, elle a provoqué une émotion certaine chez ses collègues. L'un d'entre eux témoigne. Pour lui, les dégradations des conditions de voyage se répercutent sur l'humeur des usagers.

    Publié le 07/10/2011 "Nous, contrôleurs, faisons parfois office de soupape"
  • SNCF : le contrôleur agressé dans un état stable

    Le contrôleur poignardé par un déséquilibré dans le train Lyon-Strasbourg jeudi matin était "dans un état stable", a indiqué en début de soirée l'hôpital de Besançon où il a été traité.

    Publié le 06/10/2011 SNCF : le contrôleur agressé dans un état stable
  • SNCF : le contrôleur poignardé est entre la vie et la mort

    Il a été blessé jeudi dans le train Lyon-Strasbourg de huit coups de couteau. L'agression a suscité une vive émotion parmi les cheminots et des arrêts de travail perturbaient fortement le trafic jeudi soir. L'agresseur a été placé en garde à vue.

    Publié le 06/10/2011 SNCF : le contrôleur poignardé est entre la vie et la mort
  • Doubs : un contrôleur SNCF blessé de plusieurs coups de couteau

    Un contrôleur de 54 ans a été blessé jeudi de plusieurs coups de couteau par un voyageur dans un train reliant Lyon à Strasbourg. Son agresseur présumé a été interpellé.

    Publié le 06/10/2011 Doubs : un contrôleur SNCF blessé de plusieurs coups de couteau
  • Guillaume Pépy salue le courage et le sang froid des deux contrôleurs

    Vendredi matin, sur RTL, le président de la SNCF, Guillaume Pepy, a salué une nouvelle fois le "courage" et le "sang froid" des deux contrôleurs du Lyon-Strasbourg.

    Publié le 07/10/2011 Guillaume Pépy salue le courage et le sang froid des deux contrôleurs
  • Trafic perturbé à la SNCF : consternation à la gare de Lyon

    Au lendemain de l'agression d'un contrôleur de la SNCF, beaucoup ont fait jouer leur droit de retrait. Vendredi matin, le trafic est donc fortement perturbé. A la gare de Lyon à Paris, les passagers sont consternés.

    Publié le 07/10/2011 Trafic perturbé à la SNCF : consternation à la gare de Lyon
Plus d'infos

Après l'agression à coups de couteau jeudi à bord d'un Lyon-Strasbourg de Bernard Mortelier, un contrôleur de 54 ans, de nombreux agents avaient "posé le sac". En cas de "danger grave et imminent", les agents ont le droit de cesser le travail, sans préavis de grève et sans ponction de salaire. Ce droit doit toutefois être exercé pour "un motif raisonnable". Aussi le patron de la SNCF avait-il appelé dès vendredi matin à la reprise du travail, tout comme le ministre des Transports Thierry Mariani. "L'émotion est très grande, mais il ne servirait à rien de pénaliser davantage les usagers parce que quelqu'un de déséquilibré a commis un acte fou", avait dit Guillaume Pepy. Mais les syndicats ont déjà pointé la raison, selon eux, d'agressions de plus en plus nombreuses : le manque de moyens... et de personnel. "Les gens sont choqués. Et ils veulent des réponses", a souligné Marc Laengy, délégué CGT. "Quand on supprime des agents dans les trains, sur les quais, ça devient des zones de non-droit".

Faire le point sur la sécurité

C'est dans ce contexte très émotionnel que la direction de la SNCF a reçu vendredi les syndicats de cheminots à tour de rôle. Avec une promesse : une concertation dès lundi sur les problèmes de sécurité. L'Unsa-cheminots réclame d'ores et déjà davantage de contrôleurs dans les trains et un filtrage des passagers "plus efficient". Ces travaux "auront pour objectif de mettre en oeuvre un plan d'amélioration réelle de la sûreté dans les trains et les gares", a résumé l'Unsa-cheminots. La CGT réclame pour sa part "que des négociations régionales s'ouvrent". "Ça recoupe les revendications que l'on porte régulièrement depuis longtemps, comme par exemple l'emploi", a commenté Thierry Nier, un porte-parole du syndicat.

En ce qui concerne l'état de santé du cheminot attaqué, il est considéré comme "stabilisé" par l'équipe de l'hôpital de Besançon. Les médecins espèrent que l'homme pourra reprendre connaissance rapidement, selon le parquet de Besançon devant lequel sera présenté ce samedi l'agresseur présumé en vue d'une mise en examen. Le psychiatre qui a examiné ce dernier a estimé que son état était compatible avec une éventuelle incarcération, a annoncé le procureur Alain Saffar. L'expert a conclu toutefois que le suspect présentait des "troubles certains, des défauts de contrôle de ses pulsions et de ses actes". L'homme de 27 ans, domicilié à Mulhouse, est "un garçon qui a des précédents judiciaires, qui a été condamné et incarcéré à quelques reprises, et qui a fait aussi des séjours brefs, cinq à six semble-t-il, en hôpital psychiatrique", selon le procureur Saffar.

le 08 octobre 2011 à 08:36
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

      logAudience