Un fonctionnaire de police de Libourne, en Gironde, a entamé samedi une grève de la faim pour protester contre le projet de fermeture du commissariat de la ville, confirmé jeudi par le préfet de Gironde. Âgé de 41 ans, ce brigadier-chef qui a requis l'anonymat, a informé sa hiérarchie qu'il avait décidé de cesser de s'alimenter alors qu'il a subi une ablation partielle de l'estomac il y a quelques années. Il avait pris ses fonctions à Libourne au début de l'année, quatre mois après son épouse, elle-même gardienne de la paix, arrivée avec sept autres fonctionnaires le 1er septembre dernier pour renforcer les effectifs du commissariat, destiné à être fermé en septembre prochain. Cette fermeture entre dans le cadre de la création d'une police d'agglomération à Bordeaux qui s'étendra sur certaines communes habituellement en zone gendarmerie.
Les 69 policiers remplacés par une trentaine de gendarmes
Le couple et ses trois enfants se sont installés à Libourne et ont fait construire une maison individuelle dans les environs. "On est face à une incohérence de l'administration. On n'est pas contre la création d'une police d'agglomération, mais avait-on besoin de fermer le commissariat de Libourne qui est à 40 kilomètres de Bordeaux ?", se demande Olivier Hourcau, délégué de la zone Sud-Ouest du syndicat Alliance-Police nationale.
Le nouveau dispositif implique qu'à Libourne, ville de plus de 21.000 habitants, les 69 fonctionnaires de police soient remplacés par une trentaine de gendarmes renforçant les effectifs actuels. Une manifestation est prévue mercredi devant la sous-préfecture à l'appel des syndicats. Elle a reçu le soutien du conseil municipal et du maire Gilbert Mitterrand.
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