Lycéen tué au Kremlin-Bicêtre: l'auteur présumé "s'est décidé à parler"

le 11 janvier 2010 à 15h21 , mis à jour le 11 janvier 2010 à 21h52

Le lycéen de 18 ans soupçonné d'avoir mortellement poignardé vendredi matin un camarade, Hakim, dans leur lycée dans le Val-de-Marne, a été mis en examen lundi pour "homicide volontaire" et placé en détention provisoire.

Une inscription à l'entrée du lycée où est mort Hakim. Le 11 janvier 2010.Une inscription à l'entrée du lycée où est mort Hakim. Le 11 janvier 2010. © LCI

Le lycéen de 18 ans soupçonné d'avoir mortellement poignardé vendredi matin un camarade, Hakim, dans leur lycée du Kremlin-Bicêtre (Val-de-Marne), a été mis en examen lundi pour "homicide volontaire". Il a été placé lundi soir en détention provisoire, a indiqué une source judiciaire. Le lieu de sa détention n'a pas été divulgué "pour des raisons de sécurité", a précisé cette source.
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Le procureur de la République de Créteil a affirmé que le suspect s'était "exprimé" pour la première fois devant le juge d'instruction. "Jusque-là, il avait gardé le silence. Mais devant le juge, il s'est décidé à parler", a déclaré le procureur joint par l'AFP, sans donner davantage de précisions sur les propos tenus par le suspect, "placés sous le secret de l'instruction".

Décrit comme un jeune "en rupture familiale", mais dépourvu d'antécédents judiciaires, Islam, 18 ans, est accusé d'avoir tué de trois coups de couteau vendredi vers 10h40 un camarade du même âge, Hakim, dans un couloir du lycée Darius-Milhaud du Kremlin-Bicêtre. Selon le parquet de Créteil, il encourt jusqu'à trente ans de réclusion criminelle. Lors de ses voeux à l'éducation et à la recherche, le président Sarkozy s'est déclaré lundi "profondément bouleversé" par la mort d'Hakim et a promis de "tout mettre en oeuvre pour empêcher que de tels actes se reproduisent". "Cette tragédie est d'autant plus odieuse, d'autant plus inacceptable, qu'elle s'est déroulée au coeur même d'un établissement scolaire. S'il y a bien un lieu qui doit être protégé de toute forme de violence, un lieu qu'entre tous il faut sanctuariser, c'est bien l'école", a assuré le chef de l'Etat.

"Tarte à la crème"
 
Une marche en la mémoire de la victime, initialement prévue lundi après-midi au Kremlin-Bicêtre, a été repoussée à vendredi après-midi, à la demande de sa famille. Le ministre de l'Education nationale Luc Chatel a par ailleurs proposé "à l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim", mardi. "Nous ne voulons pas d'une minute de silence, mais des moyens pour éduquer", a réagi la CGT-Educ'action, seconde organisation syndicale du 2nd degré dans l'académie de Créteil. "Les personnels ne réclament ni vidéo-surveillance, ni ‘portiques de sécurité', mais des personnels d'enseignement et des personnels non enseignants en nombre suffisant et formés", a rappelé l'organisation dans un communiqué. Selon Luc Chatel, interrogé lundi matin sur i-Télé, trois postes de médiateurs scolaires ont été créés à la rentrée 2009 au lycée Darius-Milhaud. "L'année dernière, nous avons ouvert 5.000 postes de médiateurs scolaires et il y en a aujourd'hui 3.800 qui ont d'ores et déjà été créés. Dans le lycée Darius-Milhaud, il y avait 3 médiateurs créés à la rentrée", a-t-il dit, jugeant "tout à fait inexact" le manque de moyens dénoncé par le syndicat.
 
"Le drame que nous vivons se reproduira encore si rien n'est fait pour mettre en oeuvre un réel partenariat Police-Education nationale", a réagi pour sa part Luc Deramond, secrétaire régional du syndicat Alliance police nationale, qualifiant de "tarte à la crème" le partenariat actuellement en place pour prévenir les violences dans les établissements scolaires. Lundi matin, un jeune homme a été légèrement blessé à la cuisse d'un coup de couteau lors d'une rixe devant un lycée de Chennevières-sur-Marne (Val-de-Marne), selon une source policière. Ses jours ne sont pas en danger, a  indiqué cette source, en précisant que la victime a eu "trois points de sutures".

le 11 janvier 2010 à 15:21
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9 Commentaires

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  • mumus65, le 13/01/2010 à 13h32

    Au liieu de se concentrer et de s'attaquer à l'identité nationale, le gouvernement aurait mieux fait de proposer un débat sur l'insécurité qui règne dans les cités et les etablissements scolaires et trouver des solutions adéquates pour venir en aide aux personnes qui souffrent de cette violence.

  • lilounette77, le 13/01/2010 à 06h06

    J'adore nos politiciens qui tombent des nues lorsqu'un drame se produit.. Comme si la violence dans les écoles étaient un fait nouveau ! J'ai 32 ans et j'ai suivi la majorité de ma scolarité dans des écoles du 93. Le problème étaient déjà présent. Un élève avait été poignardé à mort dans les toilettes du collège. J'y ai vu des jeunes se battre avec une violence sans retenue, traverser des vitres, attaquer l'enceinte avec des bombes acrymo ou des extincteurs, terroriser des profs et des élèves etc.. Evidemment à Neuilly, les violences scolaires doivent se limiter à une pichenette sur le nez lol.

  • foncteur, le 12/01/2010 à 15h06

    Comme le précise si justement "si25do", nos politiciens parlent beaucoup... pour ne rien faire.

  • valivranje, le 12/01/2010 à 10h49

    Je suis d'accord avec cela,il n'y a plus de respect envers les profs, envers les instits, chaque mots de travers est interprété comme une insulte,une attaque,ses chers petits font la loi. 1 mn de silence à la mémoire de Hakim c'est bien mais il faut une parole après cela faire un débat dans chaque classe, rendre responsable l'élève de sa colère.Je ne sais pas si cela changera les mentalités,à la maison j'ai un fils de 15 ans qui s'est fait taper (coup de pied dans la figure) pour une boule de neige, pas d'exclusion (1h de colle) pour celui qui a lancé les coups et aucune convocation de la part de la direction,est-ce normal ,je ne crois pas, notre société banalise la violence...

  • si25do, le 12/01/2010 à 10h48

    Cela arrive un peu trop souvent mais rien ne bouge ( parole )c 'est tout

  • djinn66, le 12/01/2010 à 08h54

    No comment....

  • stelmaria0, le 12/01/2010 à 08h27

    Moi je dis que leducation ce n'est plus ce que c'etait avant,et dans tous les sens du terme.Les professeurs se retrouvent face a des jeunes qui n'ont plus aucuns respects et qui ne savent meme plus ce que le mot autorite veut dire.DEs jeunes qui n'on recu aucune education de la part de leurs parents demissionaires et qui vont en cour pour passer le temps et non pas pour apprendre.Le professeur est pris entre l'etau de se faire respecter mais pas trop sinon ces pauvres petits pourraient etre traumatises....L'assassin d'Hakim est venu au lycee dans le seul but de regler ses comptes crapuleusement,il n'est pas venu dans le but d'apprendre pour preparer son diplome.Alors la,a ce moment la,quand on fait le constat que certains jeunes viennent en cours armes dans le but de blesser ou pire de tuer comme dans ce cas,je pense que l'education parentale et nationale ont echoue.

  • bernique77, le 12/01/2010 à 02h03

    Je crois que le rapprochement entre Malik Oussekine et le jeune Hakim est particulièrement malvenu. Je ne crois pas que Hakim manifestait pour quoi que ce soit lorsqu'il a été tué et sa mort n'est pas à mettre sur le compte des martyres de la cause estudiantine. C'est pas faire bouger le mamouth mais dégraisser le mamouth qu'on dit, rapport à la réforme de l'éducation nationale. C'est une formule de Claude Allègre. La mort de Malik Oussekine n'a rien changé, au contraire elle a mis un frein à toute tentative de réforme puisque la situation était trop tendue pour faire passer une réforme aprés ce décés. Reste qu'il n'y a certe aucune selection pour rentrer à la fac mais un pourcentage incroyablement élévé d'echec en première année et beaucoup de temps perdu pour certains qui n'ont pas leur place en université. Mais franchement c'est pas le sujet!

  • humanoide56, le 12/01/2010 à 01h38

    Il y a 25 ans un certain Malik Oussékim est mort aussi lors de manifestations dénonçant que l'accès aux grandes écoles étaient une chasse gardé. Faudra-t'il attendre 25 ans pour que la mort d'Hakim fasse trembler le mammouth ? Quelques semaines ont suffi pour panser l'hémoragie bancaire ? Pour faire court, virer le ministre de l'éducation national et nommez un simple étudiant, lui il va le secouer le cocotier. Ou rappelez l'ex ministre qui voulait faire bouger le mammouth. Si vous ne trouvez pas reste un général Mes hommages aux familles et ses camarades.

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