Lycéen tué: l'agresseur présumé refuse de parler

Par TF1 News (D'après agence), le 11 janvier 2010 à 09h22 , mis à jour le 11 janvier 2010 à 12h50

Le jeune homme suspecté d'avoir poignardé à mort Hakim vendredi dans leur lycée du Val-de-Marne, a été déféré dimanche soir devant le parquet de Créteil.

Une inscription à l'entrée du lycée où est mort Hakim. Le 11 janvier 2010.Une inscription à l'entrée du lycée où est mort Hakim. Le 11 janvier 2010. © LCI

Le lycéen de 18 ans, soupçonné d'avoir  poignardé à mort Hakim, un camarade du même âge, vendredi matin dans leur lycée du Kremlin-Bicêtre, dans le Val-de-Marne a été déféré dimanche soir devant le parquet de Créteil. L'agression devrait conduire à l'ouverture d'une information judiciaire pour "homicide volontaire", selon une source judiciaire. Il sera présenté dans la matinée à un juge d'instruction.
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Placé en garde à vue dans la nuit de vendredi à samedi, le lycéen suspecté d'avoir porté les coups de couteau mortels a refusé de parler aux enquêteurs durant sa garde à vue, précise-t-on de source policière. L'arme du crime n'a pas été retrouvée. Il s'agirait d'"un couteau de cuisine, d'après les témoignages", selon une source policière. Hakim Maddi, 18 ans, touché par trois coups de couteau, dont un mortel a sectionné l'aorte, a succombé à ses blessures vendredi soir, peu avant l'interpellation à Ivry-sur-Seine d'un jeune homme de 18 ans, scolarisé dans le même lycée et soupçonné d'être son agresseur. Un différend futile serait à l'origine de sa mort.

Le meurtrier présumé étudiait dans la même classe que la sœur de la victime. Il aurait interpellé celle-ci de façon désinvolte jeudi pour lui demander un effaceur et la jeune fille s'en serait plainte à son grand frère Hakim. Cherchant à avoir une explication, Hakim serait alors allé à la rencontre de  son agresseur lors d'un intercours vendredi matin et aurait reçu les coups de couteau. Décrit comme un jeune "en rupture familiale", le jeune homme arrêté était  hébergé depuis environ un mois par une amie de son frère. Il avait changé  "plusieurs fois d'établissement depuis la rentrée" mais n'avait pas d'antécédents judiciaires et "aucun antécédent défavorable au niveau scolaire", selon Richard Srecki, chef de la sûreté départementale, chargée de l'enquête.
 
Sarkozy redit sa volonté de "sanctuariser" les écoles
 
Lundi, Nicolas Sarkozy s'est déclaré "profondément bouleversé" par la mort de ce lycéen. "Je veux dire aussi que cette tragédie est d'autant plus odieuse, d'autant plus inacceptable, qu'elle s'est déroulée au coeur même d'un établissement scolaire. S'il y a bien un lieu qui doit être protégé de toute forme de violence, un lieu qu'entre tous il faut sanctuariser, c'est bien l'école", a expliqué le président. Et de préciser que "nous continuerons à tout mettre en oeuvre pour empêcher que de tels actes se reproduisent".

Le ministre de l'Education nationale, Luc Chatel, a proposé samedi "à  l'ensemble des proviseurs de lycée et des principaux de collège de faire  respecter une minute de silence à la mémoire d'Hakim" mardi. Le ministre "leur suggère également d'organiser des temps de parole pour réfléchir collectivement (à) la fraternité, (au) respect de l'autre et (à) la dignité de la personne humaine". Dans un entretien dimanche au Parisien, Luc Chatel a précisé que le lycée Darius-Milhaud avait "réalisé un diagnostic de sécurité en décembre, qui n'a pas  décelé de difficulté particulière". "Et qu'on ne me dise pas qu'il manquait des surveillants : c'est faux!", a affirmé le ministre. Luc Chatel rappelle que la mise en œuvre du plan de "sanctuarisation des établissements" va être "accéléré". "Chaque lycée choisira le dispositif le mieux adapté à sa situation: vidéo-protection, filtrage des élèves, portiques...", a-t-il précisé.

Une marche à la mémoire d'Hakim Maddi, initialement prévue lundi après-midi  au Kremlin-Bicêtre, a été repoussée à vendredi après-midi, à la demande de la famille de la victime, a annoncé dimanche soir la mairie du Kremlin-Bicêtre. La famille du lycéen devait partir dimanche soir en Tunisie, leur pays d'origine, afin que le corps d'Hakim soit inhumé selon le rite musulman, dans  les trois jours suivant la mort.

Par TF1 News (D'après agence) le 11 janvier 2010 à 09:22
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15 Commentaires

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  • algerie-ma-vie, le 11/01/2010 à 18h57

    Repose en paix c'est triste courage à la famille et aux amis

  • cam717, le 11/01/2010 à 18h03

    Ses amis lui rendent hommage, il est parti trop tôt et il leur manque, donc je pense que oui d'accord il y a une faute d'orthographe, mais c'est le cadet de leur soucis, il faut retenir le message, leur tristesse de l'avoir perdu à jamais.

  • glini12, le 11/01/2010 à 15h30

    Je suis mère comme la plus part des femmes, on a tous des crainte pour nos enfants ce qui et normal qu'il soit jeunes où moin jeune.je ne sais pas pour vous mai quand j'ètait encore avec mes parents, toutes ses en avait pas autant de violences qu'aujourd'hui.. maintenant a peine qu'on regarde un peu les gents de coter on se fait insulter et chez les jeunes c'est pire et cela sera de pire en pire si on fait rien.....

  • djinn66, le 11/01/2010 à 14h56

    Qu'on me le laisse!j'ai les moyens de le faire parler...

  • henri_bambelle, le 11/01/2010 à 14h15

    Je suis désolé de constater que le texte affiché à l'entrée du lycée met en évidence l'échec de l'enseignement (je n'ose dire des enseignants). La moindre des choses aurait été de corriger la faute, si les enseignants connaissent la grammaire. J'en doute mais je suis un vieux crouton.

  • an-ne, le 11/01/2010 à 14h05

    Voilà le résultat de ces dernières décennies de laxisme politique et de démission parentale. A force de toujours trouver des excuses aux exactions des uns et des autres, à force de ne plus rien respecter et même pas la vie d'un être humain, on en est arrivé là : couteau, hache, arme de poing etc. sont devenus monnaie courante pour régler le moindre désaccord voire le moindre malentendu. Il faut dire que beaucoup d'adultes, connus ou inconnus, ne donnent pas non plus l'exemple. Alors "éduquer", oui; mais cette "éducation" des dernières décennies a largement montré ses limites... Il serait urgent d'envisager aussi de "punir"!

  • anita69000, le 11/01/2010 à 13h50

    Nicolefoux : n'importe quoi ! Ca n'existait pas ! Meme il y a 30 ans en arrière ça,'existait pas, arrêtez avec cette rengaine des medias qui n'en parlaient pas c'est n'importe quoi ...

  • vinciane31, le 11/01/2010 à 13h39

    L'état parle de mettre le système de sécurité comme au USA. Un raisonnement encore bien étrange, car si la personne veut mettre son coup de couteau, il pourra toujours le faire à l'extérieur de l'école. Ca semble pas changer le problème.

  • nicolefoux, le 11/01/2010 à 13h03

    C'est surtout qu'il y a 100ans (Et même moins) on n'en parlait pas. Des meurtres, des viols, cela a toujours existé (Plus ou moins que maintenant, je ne sais pas), sauf que maintenant les médias en parlent, ce qui n'était pas le cas avant.

  • levioloniste06, le 11/01/2010 à 12h59

    La jeune sociétée s'idiocratise point barre..Mais personne ne veux le reconnaître...

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