Son pronostic vital est "engagé". Un adolescent de 17 ans a été blessé par balles, samedi matin, par le bijoutier qu'il était en train de braquer. Il était environ 10h samedi quand le jeune homme s'est introduit, avec un complice âgé de 18 ans, dans une bijouterie située dans le 7e arrondissement de Marseille. Selon les premiers éléments de l'enquête, communiqués par le parquet de Marseille, "le premier malfaiteur s'est fait ouvrir la porte par la bijoutière, seule dans le commerce, alors que le bijoutier était dans l'atelier contigu, et a permis à son comparse de le rejoindre dans le magasin".
Les cris de la commerçante, "violentée et maîtrisée par les malfaiteurs", ont alerté son mari qui s'est alors emparé de son arme. Ce dernier a indiqué aux enquêteurs qu'il s'est retrouvé "face à un malfaiteur aarmé qui a braqué sur lui une arme de poing" et qu'il s'en est ensuite "suivi un échange de coups de feu". Des bruits ayant alerté un policier qui se trouvait à proximité et qui a procédé aux interpellations.
Le bijoutier en garde à vue
Le jeune homme de 17 ans a été touché "de face par deux projectiles", a précisé le procureur adjoint de la République de Marseille, Christophe Barret. Conscient à l'arrivée des secours, il a été transporté dans le service de réanimation de l'hôpital de la Timone, sans que son pronostic vital soit engagé. Mais dans l'après-midi, il a été opéré puis "placé en réanimation, son pronostic vital étant engagé", a indiqué l'Assistance publique hôpitaux de Marseille.
Le parquet a souligné que le bijoutier a déclaré avoir "l'autorisation de détenir pour sa défense une arme de poing". Des expertises sont en cours sur le revolver du bijoutier ainsi que sur "un pistolet de type semi-automatique détenu probablement par les agresseurs". Selon une source proche du dossier, cette seconde arme, en cours d'expertise, pourrait être factice. Le bijoutier était en garde à vue samedi soir, tandis que l'enquête devait déterminer "les circonstances de l'agression" et si "les conditions de la légitime défense" étaient réunies "telles que définies par les articles 122-5 et 122-6 du code pénal".
Le second malfaiteur était lui aussi en garde à vue dans le cadre de l'enquête de flagrance concernant ce vol à main armée. Une perruque ainsi qu'un véhicule utilisé par les deux jeunes hommes ont été retrouvés sur place. L'enquête a été confiée à la direction interrégionale de la police judiciaire de Marseille.








