Affichette pou rendre hommage à Océane, fillette de 8 ans enlevée et tuée à Bellgarde, dans le Gard © Pascal GUYOT/AFP
Meurtre d'Océane : l'ADN n'est pas celui du retraité
Faute d'éléments pouvant être retenus contre lui, le septuagénaire placé en garde à vue depuis dimanche dans l'enquête sur le meurtre d'une fillette à Bellegarde, dans le Gard, doit être remis en liberté mardi soir, a annoncé le parquet.
Publié le 08/11/2011
Meurtre d'Océane : le septuagénaire toujours en garde à vue
Selon le procureur, aucun élément ne permettrait, à la mi-journée, mardi, d'incriminer le voisin de la petite Océane, dont l'autopsie a révélé qu'elle avait été asphyxiée, poignardée et victime d'attouchements sexuels.
Publié le 08/11/2011
Une fillette disparue samedi retrouvée morte dans le Gard
Portée disparue depuis samedi soir, Océane, 8 ans, a été retrouvée morte dimanche vers 10h30 par un promeneur, à Bellegarde, dans le Gard.
Publié le 06/11/2011
Emotion et recueillement aux obsèques d'Océane
Une cérémonie dans l'initimité a débuté jeudi en milieu d'après-midi dans une église de Bellegarde en hommage à la petite Océane, 8 ans, sauvagement tuée samedi dernier.
Publié le 10/11/2011
Meurtre d'Océane : Bellegarde sous le choc
Le meurtrier présumé de la petite Océane à Bellegarde a tenté de se suicider mercredi soir. Le jeune homme de 25 ans, qui habite la commune, s'était présenté spontanément pour se soumettre à un test ADN. Les vilageois sont sous le choc.
Publié le 10/11/2011
L'émotion à Bellegarde pour un ultime hommage à Océane
3.200 personnes sont venues mercredi exprimer leur solidarité avec les parents de la petite Océane, 8 ans, tuée samedi. Elles ont défilé en silence dans une marche sous la bruine et dans le vent.
Publié le 09/11/2011
- Hommages et émotions aux obsèques d'Océane - 01 min 31 s
Le meurtrier présumé de la petite Océane, une fillette de 8 ans tuée samedi à Bellegarde (Gard), a été mis en examen jeudi soir à Nîmes pour "meurtre sur mineur de 15 ans accompagné, précédé ou suivi de viol sur mineur de 15 ans" puis écroué, a-t-on appris auprès du procureur de Nîmes. Cet homme de 25 ans a été présenté jeudi à un juge d'instruction de Nîmes, avant de comparaître devant un juge des libertés et de la détention qui a décidé de son placement sous écrou, suivant les réquisitions du parquet de Nîmes.
Cette mise en examen intervient peu après les obsèques de la petite Océane qui se sont déroulés dans la ville où elle a été retrouvée morte. Sa famille et les habitants de la commune ont dit jeudi "un au revoir plein de tendresse et d'amour" à la fillette. Quelque 400 personnes avaient pris place dans l'église Saint-Jean-Baptiste où est entré le cercueil blanc, porté par quatre hommes de la famille et suivi par les parents, Jimmy et Erica, se soutenant l'un l'autre, la mère serrant une petite bougie dans une main. "Nous sommes dans la stupeur devant l'horreur des faits", a dit l'évêque de Nîmes au début de la célébration. "Les mots ne peuvent plus rien dire de ce que nous ressentons. Je ne sais pas", a ajouté le père André.
Tentative de suicide
Dans la nuit de mercredi à jeudi, le jeune homme de 25 ans mis en examen pour le meurtre de la fillette a tenté de mettre fin à ses jours au cours dans sa cellule de garde à vue. "Il y a eu effectivement une tentative de suicide très sérieuse, il s'est pendu en se servant de son t-shirt" a déclaré son avocat, maître Jean-François Corral, précisant que son client était "hors de danger aujourd'hui". "L'éventualité d'un suicide était envisagée très sérieusement car il ne supporte pas ce qu'il a fait. Les gendarmes étaient aux aguets et c'est ce qui l'a sauvé d'ailleurs. Le Samu est intervenu, il y avait une vraie gravité dans son geste", a poursuivi Me Corral. Quelques heures plus tôt, ce même avocat avait fait état d'un suspect "totalement effondré". "Mon client a commencé à faire ses aveux avant qu'on lui présente les résultats de l'ADN", rappelait-il. Selon lui, le jeune homme "n'a pas le profil" d'un meurtrier. Présentant son client comme une personne "insérée familialement" et "professionnellement", il avait souligné que le suspect "a un sens moral" même si "ça peut sembler terrible à dire".
"Aidez-moi à établir la vérité, même si elle est terrible"
Prénommé Nicolas, le jeune homme s'était présenté de lui-même mardi vers 22h30 à la gendarmerie, demandant qu'on lui fasse des prélèvements d'ADN, avant d'être placé en garde à vue. Il avait d'abord expliqué qu'il ne se souvenait plus de ce qu'il avait fait entre samedi 17 heures et dimanche 9 heures, lorsqu'il s'était réveillé dans sa voiture car il était sous l'emprise de l'alcool et "peut-être de drogue". Pour Me Corral, son client "s'est présenté à la justice en disant : aidez-moi à établir la vérité, même si elle est terrible, je veux la savoir parce que j'ai peut-être fait quelque chose de terrible".
Le lendemain, les analyses démontraient que son ADN correspondait bien à celui retrouvé sur le corps de la petite fille. Dans ses aveux, l'homme avait aussi indiqué que c'était par hasard qu'il avait rencontré Océane, a expliqué le procureur de la République Robert Gelli. "C'est quelqu'un qui n'a jamais été condamné et n'a pas le profil du prédateur sexuel qui fait le tour de France pour trouver ses victimes", a-t-il ajouté, précisant qu'il restait encore des éléments à éclaircir, notamment dans le déroulement des faits.
Les liens entre Océane et son meurtrier présumé se précisent
Selon les déclarations du suspect, ce dernier avait rencontré la fillette chez un ami, au domicile duquel l'enfant était partie chercher un jeu vidéo le jour de sa disparition. "Il connaissait peut-être un tout petit peu les parents de la petite victime car il est du quartier. Mais le seul lien, à ce stade du dossier, entre Océane et lui, c'es cet ami où d'ailleurs il a dormi quelques fois quand il quittait son domicile après une dispute avec sa compagne. Il a probablement rencontré Océna à l'occasion de ces hébergements", a ajouté le procureur.
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Meurtre d'Océane : l'ADN n'est pas celui du retraité
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