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Meurtre de Marie-Jeanne en Ardèche : le suspect mis en examen et écroué


le 08 juin 2012 à 21h00 , mis à jour le 08 juin 2012 à 21h25.
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4min
Marie-Jeanne Meyer

Marie-Jeanne Meyer. / Crédits : TF1/LCI

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Faits diversAnthony Draoui, principal suspect du meurtre de Marie-Jeanne Meyer, tuée en Ardèche en juin 2011, a été mis en examen vendredi soir pour "homicide volontaire", après avoir été interpellé dans un train alors qu'il tentait de fuir en Espagne, près d'un an après les faits.

Anthony Draoui, c'est le nom de ce jeune marginal de 20 ans, "a été mis en examen pour homicide volontairesur la personne de Marie-Jeanne Meyer, et écroué à l'issue des débats à la maison d'arrêt du Pontet", près d'Avignon, a dit le procureur de la République d'Avignon Bernard Marchal. Cette décision est liée à la présence de son ADN, "découvert sur plusieurs éléments matériels en lien avec le crime", avait-il expliqué un peu plus tôt lors d'une conférence de presse, sans donner plus de précisions.

Interpellé jeudi dans un train alors qu'il tentait de fuir en Espagne, Anthony Draoui a été présenté vendredi soir au juge avignonnais Vincent Mick, chargé de l'affaire. Jeudi, il avait été contrôlé dans un train en provenance de Montpellier, sans papier d'identité et se faisant passer pour un Russe sans en parler la langue, ce qui avait intrigué les policiers espagnols. Refoulé vers la France et remis à la gare de Cerbère dans les Pyrénées-Orientales aux forces de l'ordre françaises, il avait alors été identifié grâce à ses empreintes digitales, selon une source judiciaire, avant d'être transféré à Avignon vendredi.

Une cavale qui a duré presque un an

Marie-Jeanne Meyer, 17 ans, avait disparu le 18 juin 2011 après être partie faire un jogging dans la campagne de Tournon-sur-Rhône. Son corps, partiellement carbonisé et enterré dans un trou, avait été découvert le 21 juin par les gendarmes. Selon le colonel Emmanuel Josse, commandant du groupement de gendarmerie de l'Ardèche, l'homme vivait sur les lieux du crime, dans une zone boisée et escarpée, où ont été retrouvés des éléments de couchage et des restes de repas. "Ce qui semble probable est qu'il prenait sans doute la fuite" jeudi, a estimé le procureur Marchal. "A-t-il bénéficié d'un soutien ou a-t-il vécu de façon encore plus marginale? On ne sait pas".

Evoquant cette cavale de près d'un an, il a estimé que "la divulgation de son identité ne nous a pas facilité les choses". A propos des objets retrouvés sur le suspect jeudi (un couteau, des fils électriques et des rubans adhésifs) le représentant du parquet a relevé qu'il s'agissait d'objets couramment utilisés par les gens vivant dans la marginalité. C'est "quelqu'un de rustique, capable d'habiter dans des conditions dégradées", a ajouté le colonel Josse. "C'est toujours utile quand on est en fuite".

Il avait disparu après sa garde à vue

Répondant aux critiques de la famille de la victime, et notamment du père, Jean-Philippe Meyer, sur le manque d'avancées de l'enquête, le procureur a relevé que l'interpellation était liée à "une part de hasard, dans le sens où il circulait dans le train sans papiers, mais aussi le résultat du mandat d'arrêt" délivré contre lui en octobre.  Anthony Draoui avait été arrêté le 21 juin 2011, jour de la découverte du corps de Marie-Jeanne, pour l'agression d'une coiffeuse qu'il avait menacée d'un marteau  en réclamant la caisse. Il avait ensuite disparu à l'issue de sa garde à vue, le lien n'ayant alors pas encore été fait entre les deux affaires. Il n'avait plus donné signe de vie depuis et avait été condamné pour cette agression par défaut en septembre, donnant lieu à l'émission d'un mandat d'arrêt.

Né le 27 mars 1992 à Oullins dans le Rhône, Anthony Draoui avait déjà été condamné en juin 2008 pour vols aggravés par le tribunal pour enfants de Privas. Interrogé par la presse, l'avocat de la famille de Marie-Jeanne a dit son "soulagement". "Près d'un an après les faits jour pour jour, on a enfin un élément concret et peut-être des éléments qui vont amener des réponses", a dit Me Jean-Christophe Leroy.

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