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Meurtres de l'Essonne : ce qu'on sait, ce qu'on ignore


le 17 avril 2012 à 15h14 , mis à jour le 17 avril 2012 à 18h31.
Temps de lecture
4min
Le principal suspect dans l'enquête sur les meurtres de l'Essonne a été mis en examen pour les 4 meurtres.

Le principal suspect dans l'enquête sur les meurtres de l'Essonne a été mis en examen pour les 4 meurtres. / Crédits : TF1

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Faits diversQuel est le lien entre les quatre meurtres ? Quels sont les éléments à charge qui pèsent sur le suspect ? Qui est-il vraiment ? Et qu'advient-il du premier homme qui avait avoué le premier meurtre ? Selon la procureure, malgré les avancées de l'enquête, "cette affaire est loin d'être terminée".

Yoni Palmier, 33 ans, est le principal suspect dans l'affaire des quatre meurtres de l'Essonne. Ecroué depuis lundi soir, il a été mis en examen pour "assassinat". L'homme mis en cause, que le ministère de l'Intérieur avait qualifié dès samedi de "suspect très sérieux", avait été interpellé entre le domicile de sa mère à Ris-Orangis et l'immeuble qu'il habite dans la commune mitoyenne de Draveil. "Il y avait une certaine proximité géographique entre ce suspect et les trois victimes", a souligné la procureure d'Evry.

Le suspect aurait vécu dans le même immeuble que la 3e victime, tuée à Ris-Orangis. Cette dernière information en date vient étayer cette supposition de "proximité" avec les victimes. Selon une source proche de l'enquête, Yoni Palmier habitait jusqu'en 2005 avec ses parents dans la même barre, mais accessible par une entrée différente, de cet immeuble de sept étages à l'entrée de la commune où a été tué le 17 mars Marcel Brunetto, 81 ans.

Les éléments matériels aggravent les soupçons
outre cette "proximité". Au cours des perquisitions menées "notamment sur les indications du suspect" ont aussi "été retrouvés une moto et un casque correspondant au signalement de ceux donnés par de nombreux témoins". Surtout, deux armes de calibre 7,65 mm et des munitions ont été découvertes, ainsi qu'une douille de même calibre "dont l'examen a d'ores et déjà démontré qu'elle provenait de l'arme utilisée pour commettre les assassinats".

"Cette affaire est loin d'être terminée",
a fait savoir la procureure d'Evry. Tout d'abord, concernant les éléments matériels aux mains des enquêteurs, il n'est pas possible pour l'heure d'affirmer que l'une des armes retrouvées a servi aux meurtres. Des expertises balistiques, dont les résultats sont attendus "dans les prochains jours", sont actuellement menées. Pour cela, les spécialistes vont tirer des balles de même calibre avec l'arme saisie et comparer les micro traces laissées sur ces munitions ou sur les douilles avec celles mises au jour sur la scène de crime. Seuls ces examens permettront d'avoir une certitude. Concernant la moto et l'équipement de motard, le gardien de l'immeuble du suspect, à Draveil, a indiqué l'avoir souvent vu au volant d'une voiturette sans permis... mais "jamais en moto". Enfin, si Yoni Palmier habitait bien dans le petit périmètre où ont été perpétrés les quatre meurtres en novembre, février, mars et avril, les premiers éléments de l'enquête ne démontrent pas de lien entre le suspect et les victimes.

Deux informations judiciaires distinctes ont été ouvertes
. C'est l'une des difficultés à établir ce lien entre les quatre meurtres. Le suspect a été mis en examen dans le cadre de l'information judiciaire ouverte pour les trois homicides les plus récents, ceux de Jean-Yves Bonnerue, 52 ans (le 22 février), Marcel Brunetto, 81 ans (le 17 mars), et Nadjia Boudjemia-Lahcene, 48 ans (le 5 avril). Et il doit être prochainement entendu dans le cadre d'une deuxième information judiciaire ouverte pour le premier meurtre, celui de Nathalie Davids, 35 ans, commis le 27 novembre 2011.

Pour ce premier homicide
, Michel Courtois, 46 ans, ex-compagnon de la victime, était déjà passé aux aveux, avant de se rétracter. Cet homme, décrit comme un "mythomane" peu éduqué par ses amis, est en détention depuis décembre et se trouvait donc sous les verrous lorsque les autres crimes ont été perpétrés. Jean-Yves Bonnerue et Nathalie Davids ont été tués dans le même parking de leur immeuble de Juvisy-sur-Orge. Mais les modes opératoires sont différents. Nathalie Davids a été tuée de sept balles dans le corps, tandis que les trois autres ont reçu une balle dans la tête.

Quant au suspect, il nie toujours les faits
. Son avocat, Me Laurent Servillat, a évoqué "une personnalité extrêmement complexe et fragile" et qui "a eu une histoire très chaotique". Il a été condamné à six reprises, notamment à une peine de huit mois de prison ferme en 2004 pour violences aggravées et port d'arme prohibé, a fait savoir la procureure d'Evry.

Commenter cet article

  • toutatis75 : C'est très bien qu'on diffuse sa photo , on devrait le faire systématiquement.

    Le 17/04/2012 à 21h41
  • 1peu2rififi : Et vous qu'avez vous donc contre les Bretons et les Alsaciens,vos allusions racistes gardez les pour vous ou autour d'un comptoir.

    Le 17/04/2012 à 20h08
  • nouria111 : Un antillais ! Non ce n'est pas un immigré mais un français et info de fou il est catholique, par contre sa dernière victime n'était pas d'origine bretonne et alsacienne ! Heureuse

    Le 17/04/2012 à 19h25
  • pascalcaen : C'est étrange tu ne parles pas de l'autre suspect sur l'autre affaire.

    Le 17/04/2012 à 19h20
  • pascalcaen : Qui ça, Michel Courtois?

    Le 17/04/2012 à 19h15
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