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Meurtres de l'Essonne : la police a mené de nouvelles perquisitions


le 15 avril 2012 à 19h47 , mis à jour le 16 avril 2012 à 08h38.
Temps de lecture
4min
La moto Suzuki du "très sérieux" suspect interpellé dans le cadre des quatre meurtres de l'Essonne, le 15 avril 2012.

La moto Suzuki du "très sérieux" suspect interpellé dans le cadre des quatre meurtres de l'Essonne, le 15 avril 2012. / Crédits : TF1-LCI

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Faits diversAlors que les gardes à vue des deux hommes interpellés samedi ont été prolongées de 24 heures, la police a procédé, dimanche soir, à de nouvelles perquisitions à Draveil et chez les parents du principal suspect à Ris-Orangis.

 

Des caisses avaient été disposées, dimanche soir, dans l'allée menant à une petite maison avec jardin, à Ris-Orangis, dans l'Essonne. Cette maison, c'est celle des parents du principal suspect de  quatre meurtres commis avec la même arme dans le département en l'espace de cinq mois, interpellé la veille. Un voisin parle d'une maison "depuis plusieurs années à l'abandon". Les policiers y ont mené de nouvelles perquisitions, qui se sont achevées vers 20h30. Une camionnette sans permis beige a été saisie en présence du principal suspect, vêtu d'un jogging et le visage camouflé par un pull noir. La police s'est aussi rendue au domicile de cet homme à Draveil et dans un box où a été retrouvé une moto samedi.

La garde à vue des deux hommes arrêtés samedi, et interrogés depuis dans les locaux de la police judiciaire de Versailles, ont d'ailleurs été prolongées de 24 heures. Le ministère de l'Intérieur avait qualifié samedi de "suspect très sérieux" le premier interpellé, retrouvé "grâce au signalement de la moto", avant d'annoncer l'arrestation d'un second homme à Paris "à des fins de  vérifications". D'après des sources proches de l'enquête, la première arrestation s'est  déroulée à Draveil et une moto qui pourrait avoir servi lors des homicides a  été retrouvée. En revanche, aucune arme n'a été retrouvée. Le suspect, selon ces sources, est "connu pour des violences" et "psychologiquement très fragile".

Un ami du principal suspect témoigne

Un homme, se présentant comme le meilleur ami du suspect depuis 13 ans, a déclaré sur Europe 1, qu'il "le voyait très, très, très souvent et même plus qu'avant" et qu'il avait "le même comportement". "Avant le 5 avril, date du dernier meurtre, on s'est vus tous les jours et  il était vraiment clean de chez clean et bien dans sa tête, je l'ai dit aux  fonctionnaires de police. C'est super étonnant" a dit le témoin. "Il cherchait du boulot, j'essayais de l'aiguiller. Et on parlait de ses  blessures, de sa maladie. Il a une maladie depuis quelques années. Il tousse  énormément. Il crachait beaucoup du sang. D'après les médecins, il ne pouvait  plus rien faire pour sa maladie. Je ne sais pas si c'était une double vie qu'il menait. S'il inventait des choses. En tout cas je sais qu'il était malade depuis maintenant deux ans" a t-il ajouté.

Quatre homicides, sans lien apparent et commis avec une seule arme dans un périmètre de dix kilomètres dans l'Essonne, ont été commis en novembre 2011, février, mars et le 5 avril. Pour le premier homicide, un homme de 46 ans, Michel Courtois, qui  entretenait avec la victime une "relation affective, amoureuse" selon le parquet d'Evry, avait été mis en examen et écroué en décembre. M. Courtois était passé aux aveux, avant de se rétracter.

Le Syndicat de la magistrature accuse l'Intérieur d'avoir "violé le secret de l'instruction"

Après les arrestations de deux hommes dans le cadre de l'enquête sur la série de quatre meurtres commis avec la même dans l'Essonne, le Syndicat de la magistrature s'est penché sur la manière dont les informations ont été communiquées aux journalistes. Point noir? "Une partie de la presse a été avertie de [la première] interpellation avant même les deux juges d'instruction" d'Evry chargés du dossier, a indiqué dimanche le président du SM Matthieu Bonduelle. De même, des journalistes ont été informés "par la place Beauvau du nom des personnes interpelées et de certains actes d'investigation en cours et à venir". "J'accuse la place Beauvau qui, parce qu'elle veut tirer prématurément les bénéfices, à quelques jours d'une élection, d'une enquête qui porte sur des faits très graves et angoissants pour la population, un de violer le secret de l'instruction, deux, de mettre en péril les investigations", a-t-il déclaré à l'AFP.

Commenter cet article

  • david.all : Intéressant le communiqué du Syndicat de la Magistrature.

    Le 16/04/2012 à 10h35
  • look165 : C'est quoi une camionnette sans permis ?

    Le 16/04/2012 à 02h43
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