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Militaires tués en Guyane : vers une information judiciaire


le 13 juillet 2012 à 08h41 , mis à jour le 13 juillet 2012 à 08h43.
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3min
Les deux Français ont été tués dans une embuscade tendue aux militaires et gendarmes français le 27 juin dans la zone aurifère guyanaise de Dorlin

Les deux Français ont été tués dans une embuscade tendue aux militaires et gendarmes français le 27 juin dans la zone aurifère guyanaise de Dorlin / Crédits : TF1/LCI

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Faits diversLe parquet de Fort-de-France, en charge de l'enquête sur les deux soldats tués fin juin en Guyane, s'apprête à ouvrir ce vendredi une information judiciaire notamment pour "meurtres et tentatives de meurtres en bande organisée".

Le drame s'était produit le 27 juin : deux soldats du 9e RIMA avaient perdu la vie lors d'un accrochage à l'arme de guerre contre des orpailleurs clandestins dans la région de Dorlin, en Guyane. Deux gendarmes avaient également gravement été blessés. Depuis lors, les autorités recherchent activement huit suspects d'origine brésilienne organisés en bande armée violente équipée d'armes de guerre dont le chef présumé fait l'objet de poursuite pour meurtre au Suriname. Et ce vendredi, le procureur de la République de Fort-de-France Claude Bellenger, en charge de la Juridiction inter-régionale spécialisée qui dirige l'enquête, a indiqué qu'il allait ouvrir une information judiciaire pour "meurtres et tentatives de meurtres en bande organisée, associations de malfaiteurs, détention et port d'arme prohibée de 1ère catégorie".

Claude Bellenger s'est rendu en Guyane sur la zone de Dorlin mercredi alors que les autorités y mènent une vaste opération de sécurisation et de souveraineté nationale et que les enquêteurs de la section de recherche de la gendarmerie de Cayenne, spécialisés dans la lutte contre l'orpaillage illégal, ont investi la scène du crime 15 jours après l'accrochage mortel. "Une dizaine de personnes ont été trouvées sur place par des gendarmes" a expliqué le colonel Laumont, commandant de la gendarmerie de Guyane. "Nous avons procédé à des auditions de simples témoins et ramené à Cayenne ceux qui nous intéressent" a-t-il ajouté. "Cinq ou six ont fait l'objet d'une Obligation de quitter le territoire français (OQTF)" a-t-il poursuivi. "Des étuis de balles de différents calibres" ont également été retrouvés sur le sentier où a eu lieu l'accrochage avec les orpailleurs clandestins qui est aujourd'hui sous contrôle, a révélé Claude Bellenger.

Selon le colonel Laumont, "un directeur d'enquête, sept enquêteurs et deux techniciens de la section criminelle de la gendarmerie de Cayenne sont sur les lieux de l'accrochage actuellement". Ils sont accompagnés de deux techniciens de l'institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale qui ont déjà déterminés "les angles de tirs sur l'hélicoptère de la gendarmerie" touché le 27 juin a expliqué le commandant. Par ailleurs, le colonel Laumont a précisé que "des balles de différents calibres avaient été retrouvées" dans l'hélicoptère impacté toujours immobilisé à Maripasoula, à 60 km de Dorlin. Mercredi matin, 150 militaires et gendarmes ont investi ce haut lieu de l'orpaillage illégal depuis 20 ans lors d'une vaste opération aérienne. 120 hommes sont toujours sur place.

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