Nuit de violences à Saint-Denis de la Réunion (22 février 2012) © TF1/LCI
Réunion : encore des affrontements, mais le calme revient
Au cours de la nuit de samedi à dimanche, sur l'ensemble de l'île, policiers et gendarmes ont procédé à 32 interpellations qui ont abouti à 25 gardes à vue.
Publié le 26/02/2012
A la Réunion, les jeunes font éclater leurs frustrations
INTERVIEW - Depuis trois jours, l'île de La Réunion est en proie à des violences urbaines. En marge d'un mouvement contre la vie chère sur l'île, des jeunes de quartiers défavorisés expriment à leur manière leur ras-le-bol. Les explications d'un sociologue.
Publié le 23/02/2012
Réunion: "radicalisation" des violences, plusieurs policiers blessés
La moitié des communes de l'île ont été touchées dans la nuit de jeudi à vendredi par de nouvelles violences. Plus de 70 personnes ont été arrêtées.
Publié le 24/02/2012
Ile de la Réunion : les violences s'étendent à d'autres communes
Les troubles du quartier du Chaudron à Saint-Denis se sont amplifiés mercredi soir, touchant également les communes du Port et de Saint-Benoît. Elus et responsables de l'île semblent désemparés face à une situation sociale impétueuse.
Publié le 22/02/2012
Le facteur déclencheur de cette bouffée de violence : la hausse des prix des carburants, qui atteint de nouveaux records, et qui est particulièrement mal vécue à la Réunion, où les manifestations de mécontentement se succèdent. En pointe de la contestation : les chauffeurs de poids lourds, responsables notamment de blocages lancés à l'appel de la FNTR (Fédération nationale du transport routier). Les affrontements de la nuit de mardi à mercredi ont éclaté en marge de leur mouvement. Ils ont été particulièrement violents dans le quartier populaire du Chaudron, à Saint-Denis, mais aussi dans les rues du Port, dans l'Ouest de l'île, et ont donné lieu à des heurts qualifiés par la préfecture "d'incidents sporadiques" à Saint-André et à Saint-Pierre.
"Une petite centaine de jeunes cagoulés"
Ainsi, au Port, trois commerces ont été pillés dans le centre-ville et un incendie s'est déclaré dans un entrepôt de grains situé à proximité du dépôt de carburant de la Société réunionnaise des produits pétroliers (SRPP) qui avait été bloqué dans la journée par une manifestation de professionnels de la route, rejoints par des centaines de personnes. Deux voitures et un poids lourd ont également incendiés par des "petits groupes de jeunes se déplaçant dans les rues de la ville pour commettre les exactions", selon le directeur de cabinet du préfet de la Réunion, Benoît Huber. Trois personnes ont été interpellées.
C'est aux alentours de 20 heures locales (soit 17 heures, heure de la métropole) que les troubles ont éclaté. Mais ils avaient été précédés par une tension qui était montée pendant toute la journée. Des appels avaient été lancés, notamment sur Radio Free Dom, par les transporteurs qui bloquaient depuis lundi avec leurs camions le dépôt de la SRPP, invitant la population à venir les rejoindre. Le vice-président du conseil général, Thierry Robert (MoDem), également maire de Saint-Leu, s'était alors rendu sur place et avait vivement pris à partie le préfet. "La Réunion va s'enflammer", avait-il lancé au milieu des manifestants.
Dans la soirée, à l'issue d'une réunion avec le préfet Michel Lalande et la signature d'un protocole d'accord, le réprésentant des camionneurs, Jean-Bernard Caroupaye, président de la FNTR (Fédération nationale du transport routier), avait été hué et pris à partie par la foule quand il avait appelé à la levée du blocus. Vers 23 heures, les accès au site étaient finalement libérés avec le départ des camions. Mais les violences et les pillages étaient alors déjà en cours, et ne devaient se calmer que progressivement après minuit.
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