"Il y a eu une tentative de rassemblement sur le parvis de Notre-Dame et les personnes ont été immédiatement interpellées", a expliqué à la préfecture de police de Paris qui avait décidé vendredi d'interdire la manifestation des "Jeunesses Nationalistes" prévue samedi à 14 heures. Le mouvement souhaitait protester contre les "zones de non-droit" et le "racisme anti-blanc". Son leader, le conseiller régional de Rhône-Alpes Alexandre Gabriac a été placé en garde à vue. Deux autres personnes ont également été placées en garde à vue pour "port d'arme prohibé" et une autre pour "outrage et rébellion".
"Une répression"
Le mouvement des "Jeunesses Nationalistes" a été lancé en octobre 2011 par Alexandre Gabriac, exclu du FN en avril 2011 après la diffusion d'une photo le montrant en train de faire le salut nazi. Ce groupuscule a dénoncé dans un communiqué une "répression" qui "montre non pas la force mais la faiblesse d'un régime aux abois" alors que les manifestants souhaitaient "exprimer leur révolte la plus légitime face au racisme anti-blancs".
Le mouvement souhaite rassembler des militants "déçus" ou "purgés" par le FN, qui ne se reconnaissent plus dans le Front national en raison notamment de la stratégie de "dédiabolisation" de sa présidente Marine Le Pen, avait expliqué M. Gabriac le jour du lancement de ce mouvement.










