Lozère : le feu fixé après avoir ravagé plus de 170 hectares

le 22 août 2011 à 13h43 , mis à jour le 23 août 2011 à 09h55

Le sinistre qui s'est déclaré dimanche à l'est du département a été fixé dans la nuit de lundi à mardi, mais reste sous forte surveillance. Plus de 200 hommes venus du Gard, d'Ardèche et de l'Hérault, ont été mobilisés. L'enquête de gendarmerie s'oriente vers un feu d'origine humaine.

 

L'incendie s'est déclaré dimanche après-midi à l'est de la Lozère. Il a éclaté vers 16h30 à l'entrée du Castanet, et a progressé depuis lors dans une zone peu habitée et difficile d'accès où il a ravagé plus de 170 hectares de végétation. A peu près fixé lundi soir, circonscrit aux premières heures de mardi, il continue à susciter les inquiétudes des pompiers.

Ceux-ci sont restés fortement mobilisés toute la nuit pour surveiller toute possible nouvelle reprise des flammes. "Le feu a été circonscrit à 1h30 du matin, mais il reste plusieurs points chauds sur les lisières et les risques de reprise ne sont pas écartés", a souligné le chef des opérations. Plus de deux cents hommes, dont des renforts venus des départements voisins, veillent encore sur la zone menacée. Deux avions bombardiers d'eau étaient attendus mardi, au-dessus des zones difficiles d'accès, alors qu'une reprise du vent, modérée cependant, était prévue dans la matinée.

"Une zone escarpée et difficile d'accès"

"Le feu, situé dans une zone escarpée et difficile d'accès, a été traité essentiellement par des largages aériens. Le noyage au sol n'a pas été possible", a fait savoir le sous-préfet de Florac ; pour lui, ce mardi encore, "la vigilance sera encore très forte".

Une enquête de la gendarmerie est en cours sur l'origine du sinistre. Un mégot jeté par inadvertance et retrouvé partiellement consumé serait en cause, même si aucune autre piste n'est pour l'instant exclue. "Le point de départ du feu, situé en bord de route, laisse imaginer une incivilité à l'origine de l'incendie et il n'est pas à exclure que ce soit un mégot jeté depuis un véhicule", a déclaré le sous-préfet.

Au plus fort du sinistre, les flammes, qui ont ravagé pins et châtaigniers, ont atteint plusieurs dizaines de mètres de haut et le front de l'incendie a atteint les 500 m de largeur. Il a brièvement menacé le village du Castanet dimanche, mais ses habitants n'ont pas été évacués et aucun dégât particulier n'a été constaté, la zone concernée étant "relativement inhabitée", selon le sous-préfet.

le 22 août 2011 à 13:43
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4 Commentaires

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  • loucky68, le 24/08/2011 à 01h23

    @ Gerard 4807 ...ca n'empeche pas d'entretenir une foret aux abords des maisons ou villages..

  • gerard4807, le 23/08/2011 à 19h45

    Vous avez raison....j'ai même l'impression que certaines personnes voudraient que la lozére devienne sauvage....pour en faire un GRAND parc..signer ,un lozérien

  • 732..poitier, le 23/08/2011 à 16h10

    Les imbéciles qui non contents de nous polluer avec leur cigarette, sont aussi des irresponsables avec leurs mégots.....si si je l'ai vu faire il y a 2 étés de ça.....

  • alise48, le 22/08/2011 à 21h40

    Voilà un risque qui n'avait pas été prévu lors des reboisements successifs.Dans les années soixante on a fait partir les derniers bergers qui remontaient du midi avec leur milliers de moutons. Pas rentables sans doute.... A l'époque les alentours de Villefort et du Mont Lozère était dégagés, couverts de troupeaux qui mangeaient l'herbe courte. Les pins ont remplacés les brebis, on a promis à quelques propriétaires des dégrèvements d' impôt s'ils plantaient leurs parcelles, je me souviens qu'on donnait les plants sans compter... Dans mon village certains ont reboisé les jardins, les sources. Aujourd'hui nous sommes " zone à risque" les arbres mal entretenus envahissent les chemins, le ruisseau est tari... J' ai voulu faire dégager les résineux qui encadrent ma maison, on m'a répondu que c'était à moi de débroussailler les bois des autres...je dois me battre pour profiter des rayons du soleil, avoir le téléphone correctement... Quel avenir les résineux vont -ils apporter aux poppulations du département? Je vous laisse méditer cette définition: "Le développement durable est un développement qui répond aux besoins du présent sans compromettre la capacité des générations futures à répondre aux leurs"

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