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Poitiers : nouvelle agression d'une enseignante


le 15 septembre 2012 à 09h36 , mis à jour le 15 septembre 2012 à 09h55.
Temps de lecture
3min
Une salle de classe.

Une salle de classe. / Crédits : Comstock Images / Getty images

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Faits diversUne enseignante du collège de Buxerolles, près de Poitiers, où une de ses collègues avait été agressée mercredi par une mère d'élève, a reçu vendredi une gifle d'un collégien, un geste qui n'a été suivi ni de plainte ni d'exclusion.

La tentative de retour à la normale aura fait long feu au collège Jules-Verne de Buxerolles. Car si les cours y ont repris vendredi, après une suspension liée à l'agression mercredi d'une enseignante par la mère d'un élève (elle lui avait asséné une gifle et un coup de pied à cause d'une remarque dans le cahier de correspondance), un nouvel incident y a aussitôt été signalé.  Il provenait cette fois d'un élève de 4ème qui, selon le rectorat, a donné une gifle à son professeur de sport après avoir mal interprété une remontrance ou un geste de l'enseignante.

La direction a procédé à l'audition des autres élèves puis réuni les professeurs de la classe. Elle a convoqué le conseil de discipline la semaine prochaine pour statuer sur le sort de l'élève dont les enseignants n'ont pas demandé l'exclusion. Ni l'enseignante ni l'établissement n'ont déposé plainte.

"On n'est pas du tout dans la même situation"

Magali Espinasse, déléguée syndicale du SNES pour le second degré a souligné qu'"on n'est pas du tout dans la même situation" que mercredi. "Apparemment les parents de cet élève (de vendredi) ont très bien réagi, ont été convoqués dans l'établissement et ont immédiatement fait un rappel à l'ordre à l'élève", a-t-elle ajouté sur France Bleu Poitou. L'incident est néanmoins "très préoccupant car il montre que certains élèves n'ont absolument pas compris ce qui s'est passé mercredi, et au contraire ont une attitude agressive envers les enseignants", a-t-elle ajouté.

Pendant ce temps, la femme qui avait agressé l'enseignante, mère de deux enfants de 9 et 13, a brièvement comparu devant le tribunal correctionnel de Poitiers, où, cherchant à s'excuser, elle a raconté qu'elle-même, durant sa scolarité en Martinique, avait été "victime de violences par un instituteur, un Blanc" et assuré qu'elle était aussi victime de racisme depuis son installation à Poitiers. L'avocate de l'enseignante frappée a rejeté le racisme comme argument. "On ne se laissera pas entraîner sur ce terrain-là. Quand on enseigne au collège Jules-Verne comme (l'enseignante) depuis 17 ans, on ne peut pas être raciste", a dit Me Helène Mérade. A la demande de la défense, le procès a été renvoyé au 19 octobre. La mère, qui était en garde à vue prolongée, a été remise en liberté sous contrôle judiciaire: elle ne doit pas venir à Buxerolles, et doit éviter tout contact avec l'enseignante.

Un enseignant agressé demande à parler à Peillon

Une autre agression d'enseignant avait vu mardi un professeur de lettres et d'histoire d'un lycée professionnel de Bordeaux frappé de plusieurs claques et coups de poings par un élève de 18 ans, à la suite de sa convocation à la direction, après une altercation pour un désaccord en cours. L'enseignant, Christophe Varagnac, a déposé plainte. Son agresseur, remis en liberté au terme de sa garde à vue, devra comparaître en février devant le tribunal correctionnel.

Les agressions de mardi et mercredi avaient été condamnées "fermement" par le ministre de l'Education Vincent Peillon. "Nous ne pouvons pas accepter que ceux qui s'occupent de nos enfants puissent être agressés (...). Nous ne le tolérerons pas. Nous mettrons en oeuvre les moyens matériels. Et en même temps nous serons aux côtés des enseignants d'un point de vue judiciaire chaque fois que cela sera nécessaire", avait-il dit. Christophe Varagnac a demandé à avoir un entretien "constructif et courtois" sur les problématiques de l'école avec Vincent Peillon, à la lumière de son agression.

Commenter cet article

  • g4g4g4 : Bien sur je ne cautionne pas ces faits mais il faut dire aussi que certains profs prennent en grippe certains eleves et ça dure toute l'annee scolaire ... mon fils en a fait les frais avec une prof de sport alors qu'il n'etait pas plus mauvais qu'un autre puisqu'il en faisait en dehors de l'ecole . Bien sur on l'a obligé a ignorer ses remarques mais ça n'a pas ete facile et c'est moi qui aurait bien aimé qqe fois lui mettre une gifle afin de lui remettre les idées en place

    Le 16/09/2012 à 08h44
  • lilou-provence : Arrêtez de trouver des excuses aux étudiants, on se gifle pas et on ne frappe pas un enseignant. Il n'y a aucune excuse, pas de tolérance, un ado frappe un adulte, vous allez ouvrir les yeux quand ? Le respect, la communication sont des valeurs qu'il faut défendre absolument, sans négociation.

    Le 16/09/2012 à 08h13
  • loir38 : OnL'enseignant est face à la classe et doit faire passer un message ... l'enseigné(e) ou élève dans la classe doit écouter, écouter d'une oreille attentive le message Mais cela est uthopique ... classe trop nombreuse, mixité perturbante pour certains et certaines, cours non intéressant parce que " c'est la matière qui n'intéresse personne" parce qu'elle n'a pas d'utilité dans la vie...les élèves non motivés ne font plus rien et ne respectent plus la classe !: font autre chose : du latin en cours de math par exemple ou se mettent à bavarder... le professeur intervient ,l'évolution de la leçon est perturbée, les élèves studieux ont "perdu le fil", le professeur commence à lever le ton contre les fautifs et reprend son cours, énervé, un éleve redemande des explications qui trop souvent sont écrites au tableau...et ... et c'est le début du bazar dans la classe ... imaginez la suite surtout quand le professeur redonne les explications à un(e) élève qui visiblement en a rien à faire !!!Et c'est là que commencent les tensions entre enseignant et enseigné(e) car trop souvent cet(te) élève n'est pas du tout du niveau et l'enseignant, vis à vis de la classe, ne peut pas se permettre de recommencer tout ou une partie du programme de l'année précédente, ou pire !!! Et la violence ? : celle qui provient d'un(e) élève qui reproche d'une manière malsaine ( plainte auprès de l'administration ) "le prof ne fait pas son travail ... " ou pire en s'en prenant verbalement voir physiquement au professeur. Encore plus incidieusement , l'élève complètement dépassé par le niveau de la classe, jaloux du succés de ses camarades, fait courir une rumeur !!! L'administration, dans tout celà, demande une inspection ... ce qui déstabilise psychiquement l'enseignant ... et c'est la boule de neige !!! Le gouvernement ? : il n'y a pas de politique à l'école ! il y a un règlement et des lois qui sont rarement appliquées. Bon courage aux enseignants et merci de vous occuper de nos cher(e)s petits. Bon courage aux administratifs et merci d'ECOUTER et de vous occuper de nos cher(e)s professeur(e)s.

    Le 16/09/2012 à 06h51
  • roland77 : Vous avez raison, il arrive à la gauche de " sanctionner " ............. la classe moyenne et la valeur du travail.................... par les impôts !!!!!!!!! Mais qu'on se rassure, Mme Tobira , en se limitant à " défaire " se qu'a fait Sarkosy , va surement " rééduquer " tous les délinquants ultra récidivistes " victime " du système et Mr Peillon avec ses cours de morale ( encore une belle com ) va " revaloriser " les défaillances de l'éducation nationale . D'ailleurs Mme Tobira me paraît être d'avantage Ministre de la ... la délinquance que de la Justice !!! Et pour vous rafraîchir la mémoire beetllejuice, vous oubliez votre " ami " Jospin qui a été 1er Ministre sous Chiraque ............. ah mais oui , il est du PS donc forcément responsable ..... de rien !!!!

    Le 16/09/2012 à 04h50
  • beetllejuice : Et les 17 années de pouvoir de la Droite (Chirac 12 et Sarkozy 5), elle y est pour quelque chose dans la déchéance de l'éducation ? Allez, Roland77, bon courage, une petite sanction de temps en temps, ça ne fait pas de mal.

    Le 16/09/2012 à 02h24
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