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Coup de colère des policiers après la mise en examen d'un collègue


le 25 avril 2012 à 21h37 , mis à jour le 26 avril 2012 à 06h39.
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4min
police champs-elysées

Manifestation de policiers sur les Champs-Elysées le 25 avril 2012 après la mise en examen d'un des leurs. / Crédits : AFP

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Faits diversPlusieurs centaines de policiers ont manifesté mercredi soir à Bobigny pour exprimer leur "colère" après la mise en examen pour "homicide volontaire" d'un de leur collègue. Les policiers se sont ensuite rendus sur les Champs-Elysées.

La décision de justice ne passe pas. Plusieurs centaines de policiers ont manifesté mercredi soir à Bobigny (Seine-Saint-Denis) pour exprimer leur "colère" après la mise en examen pour "homicide volontaire" d'un de leur collègue, accusé d'avoir tué un malfaiteur d'une balle dans le dos. Après ce premier rassemblement, les policiers en colère se sont ensuite regroupés en un cortège d'une centaine de voitures en milieu de soirée sur les Champs Elysées. Ils avaient exprimé leur intention de se rendre devant le ministère de l'Intérieur, place Beauvau, dont l'accès a été bloqué par les forces de l'ordre, qui les ont cantonnés sur l'avenue des Champs Elysées. Une délégation des trois syndicats de gardiens de la paix devait être reçue dans la soirée au ministère de l'Intérieur, selon la place Beauvau.
 
Auparavant, les fonctionnaires de police, venus de Seine-Saint-Denis mais aussi de départements voisins, s'étaient réunis vers 19h30 à l'appel de plusieurs syndicats devant la Direction territoriale de la sécurité de proximité (DTSP), à Bobigny, après avoir appris la mise en examen en fin d'après-midi du gardien de la paix. "Nous avons voulu lui témoigner notre soutien, de façon spontanée. Les policiers sont très remontés. Ce qui est arrivé à notre collègue nous semble incompréhensible", a assuré le secrétaire général du syndicat SGP-FO Unité, Nicolas Comte. "Nous ne nions pas le fait que la justice doive faire son travail. Mais la qualification d'homicide volontaire retenue par la juge est incompréhensible, tout comme l'interdiction d'exercer la profession de policier, qui va le priver de son salaire", a-t-il poursuivi.

Version mise à mal
 
Selon un policier de 34 ans qui n'a pas souhaité donner son nom, "ce qui est arrivé" au policier mis en cause "pourrait arriver à n'importe quel policier travaillant sur la voie publique, à n'importe quel moment". "D'un côté, on nous donne des armes pour qu'on puisse se défendre, mais de l'autre, quand on les utilise face à des malfaiteurs armés, on se retrouve avec une condamnation à la clé", a-t-il regretté, assurant se sentir "méprisé" par la décision de justice.
 
Le policier mis en cause, âgé de 33 ans, a été mis en examen pour "homicide volontaire" par le juge d'instruction après 48 heures de garde à vue, sa version de la légitime défense ayant été mise à mal par l'autopsie et un témoignage, selon lesquels la victime a été tuée d'une balle dans le dos. Le policier mis en examen se trouvait avec trois collègues samedi soir, à Noisy-le-Sec (Seine-Saint-Denis), lorsqu'il a pris en chasse le malfaiteur, âgé de 28 ans, et dont le casier judiciaire portait mention de "onze condamnations, notamment criminelles pour des faits de vols avec arme".

L'UMP s'en prend aux juges 

L'UMP a accusé "certains juges" de "n'appliquer que la présomption de culpabilité" en oubliant "la présomption d'innocence" face à "certains policiers", après cette mise en examen d'un fonctionnaire de police pour homicide volontaire. Dans un communiqué, Bruno Beschizza, secrétaire national de l'UMP, a affirmé "son soutien aux policiers de la Seine-Saint-Denis ayant manifesté mercredi soir". "Je comprends l'émotion des policiers de Seine-Saint-Denis, qui exercent un métier d'une extrême difficulté. Il appartient à la justice de faire la lumière sur ce qui s'est passé", a déclaré pour sa part le ministre de l'Intérieur Claude Guéant.

Commenter cet article

  • houpkiki : A moins qu'il s'agisse d'un ricochet de la balle. C'est l'enquête et la ballistique qu'il le dira.N'en tirons pas de conclusions hâtives. On a tendance à commenter souvent des faits sans en avoir tous les éléments.

    Le 30/04/2012 à 19h05
  • shooby02470 : C'est quand même effrayant de voir qu'on demande aux forces de l'ordre de faire leur boulot ? pour ensuite condamner ces actions histoire de "montrer 'exemple". Cela me rappelles le gars qu'on arrête dans le roman Le Meilleur Des Mondes d'Aldous Huxley car on arrive pas à arrêter le vrai coupable qui lui c'est fait la belle depuis longtemps !

    Le 27/04/2012 à 17h18
  • morob... : Merci, c'est pas souvent qu'on a un appui comme le votre! ça fait plaisir et j'espère que d'autres gendarmes se manifesteront!

    Le 27/04/2012 à 00h11
  • morob... : Tout à fait d'accord avec vous collègues! je vote FN et je vais voter sarko, même si je ne l'aime vraiment pas.mais je préfère tout sauf hollande!

    Le 27/04/2012 à 00h09
  • jeffrueil : L'homicide volontaire c'est la qualification de son acte en aucun cas un jugement ... Il est prouvé que le criminel a recu une balle dans le dos, aucun juge ne peut qualifier cet acte de légitime défense même si le policier doit avoir de bonnes circonstances atténuantes.

    Le 26/04/2012 à 12h31
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