Les restes de chair calcinée, d'os et de dents, découverts mercredi dans un brasier au fond d'une vallée de l'île de Nuku Hiva, dans l'archipel des Marquises, seraient bien ceux du touriste allemand porté disparu depuis dimanche. Selon le procureur de la République en Polynésie française, José Thorel, "il y a des éléments qui permettent de penser" qu'il s'agit bien là du cadavre de Stefan Ramin, dont le dossier médical est entre les mains des enquêteurs. Ceux-ci se veulent toutefois prudents et attendent les conclusions des analyses ADN pour avoir confirmation de l'identité de la victime, ce qui devrait prendre plusieurs semaines.
Jeudi déjà, le parquet de Papeete avait confirmé qu'une partie des restes découverts dans ce récent foyer étaient bien d'origine humaine. Ce qui avait laissé craindre un sort funeste pour Stefan Ramin, 40 ans, arrivé aux Marquises en catamaran avec sa compagne Heike Dorsch, alors que tous deux effectuaient un tour du monde. Stefan Ramin avait disparu dimanche dernier, après être parti en montagne à l'invitation d'Henri Haiti, un chasseur de 31 ans de cette île du nord de la Polynésie française. Le jour-même, ce dernier était revenu seul de la vallée en expliquant à la compagne du touriste allemand, Heike Dorsch, que celui-ci avait besoin d'être secouru car il s'était blessé. La jeune femme, qui l'aurait suivi, a raconté avoir été menacée par le chasseur armé, qui l'aurait ensuite agressée sexuellement, avant de l'attacher à un arbre. Elle serait ensuite parvenue à se libérer.
La vingtaine de gendarmes déployée sur l'île se focalise désormais sur la traque du suspect. Depuis lundi, d'importantes battues sont organisées, mais Henri Haiti n'avait toujours pas été localisé vendredi. Ces dernières heures, la zone de recherches a été "très largement étendue", a précisé José Thorel. Au vu des éléments du dossier, le parquet de Papeete a décidé d'ouvrir une enquête de flagrance des chefs d'agression sexuelle, de séquestration et d'homicide volontaire.
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