Bouloc mobilisé pour ne pas oublier Patricia, tuée il y a un an Vidéo jt_tf1_20h sélectionnée dans Actualité
Dans la campagne enneigée et sous un ciel bas, environ 250 personnes ont mis leur pas dans ceux de Patricia Bouchon, dans un silence solennel, derrière une banderole blanche promettant: "Pour ne pas t'oublier Pat'". Roses blanches à la main, ils ont achevé leur marche sur le petit chemin où le drame s'est probablement noué avant le lever du jour le 14 février 2011.
"Il y a quelqu'un dehors qui est dangereux"
La fille de Patricia Bouchon, Carlyne, 27 ans, a exprimé l'espoir que, "peut-être, cela déclenche de nouveaux souvenirs et que cela nous apporte de nouveaux témoignages" décisifs pour l'enquête. Dans cette petite localité, dont les 4.000 habitants ont changé leurs habitudes depuis le crime, et ailleurs, elle voulait aussi "sensibiliser les gens pour qu'ils fassent attention, il y a quand même toujours quelqu'un dehors qui est dangereux".
Un an après en effet, le meurtrier n'a toujours pas été identifié malgré un effort d'investigations jamais relâché, des centaines d'auditions et plus d'une dizaine de gardes à vue ayant été effectuées. Patricia Bouchon, 49 ans, a disparu le 14 février 2011 dans ce bourg habituellement jusqu'alors tranquille à 20 km au nord de Toulouse. Elle avait l'habitude de courir chaque matin avant le lever du jour, avant d'aller travailler à Toulouse comme secrétaire dans un cabinet d'avocats. Son cadavre a été localisé le 29 mars suivant à Villematier, à dix kilomètres de chez elle, dans un fossé rempli d'eau. Elle avait un gant en latex enfoncé dans la gorge et avait reçu de nombreux coups, dont certains mortels lui avaient brisé les vertèbres cervicales et le crâne.








