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Une deuxième nuit sous surveillance renforcée à Amiens-Nord


le 15 août 2012 à 17h40 , mis à jour le 15 août 2012 à 22h57.
Temps de lecture
3min
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Faits diversLa ville d'Amiens se préparait mercredi à une deuxième nuit sous la surveillance accrue des renforts policiers mis en place la veille, après les heurts entre jeunes et policiers dans les quartiers nord. Même si une accalmie s'est dessinée la nuit précédente.

La nuit de mardi a mercredi a été "très calme", de l'aveu même de la préfecture de la Somme. Et, signe d'un certain retour à la normale, les bus de la ville ont repris leur desserte du quartier.

Mais Amiens-Nord restait sous surveillance. Avec cent policiers envoyés en renfort pour la nuit de mardi à mercredi, ce sont 250 agents des forces de l'ordre qui ont été mobilisés, dont deux compagnies de CRS, munies de canons à eau. Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a annoncé maintenir les renforts "au cours des prochains jours et nuits, afin de garantir le complet retour à la normale". Le seul incident recensé dans les quartiers nord a été un feu de détritus, selon la préfecture. Ailleurs dans la ville, sept véhicules ont été brûlés, dans le quartier d'Etouvie et dans le sud-est d'Amiens.
 
Les émeutes ont fait 16 blessés parmi les policiers et pour plusieurs millions d'euros de dégâts, selon le maire PS, Gilles Demailly, qui évalue "entre 4 et 6 millions d'euros" les fonds qui seront nécessaires pour reconstruire les deux principaux établissements publics brûlés, une école et un établissement sportif. Dans ce quartier où les rapports entre population et forces de l'ordre sont souvent tendus, une centaine de jeunes rassemblés dans le quartier d'Amiens-Nord - l'une des 15 zones de sécurité prioritaire ciblées par le gouvernement - avaient affronté les policiers lundi soir.

Un taux de chômage de 45%

Ces incidents faisaient suite à des heurts dimanche entre des habitants du quartier et la police, qui contrôlait un automobiliste ayant une conduite dangereuse. Une intervention jugée excessive alors que la famille et les proches d'un jeune homme de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto, étaient réunis à proximité pour une cérémonie de deuil. L'intervention de dimanche fait l'objet d'une enquête administrative diligentée par l'institution, qui précise que l'audition des fonctionnaires devrait durer environ une semaine. Une enquête judiciaire est par ailleurs en cours pour identifier les auteurs des heurts, selon le parquet d'Amiens.
 
Ce quartier, une "ZUS" (zone urbaine sensible) qui s'est développée dans les années 1960 et 1970, est aujourd'hui en pleine rénovation. Près de la moitié de la population a moins de 25 ans et le taux de chômage y est élevé, atteignant 45% et touchant deux jeunes sur trois.

Commenter cet article

  • jiss : C'est la faute de la mondialisation des marchés qui ruine la France et l'Europe Les actionnaires n'ont plus de patrie Nous allons au chaos ( guerre civile et religieuse )

    Le 16/08/2012 à 10h08
  • gg.74000 : Chomage : 2 " jeunes " sur trois. Moi, ce qui m'étonne, c'est qu'il y en ait 1 sur 3 qui travaille !!!

    Le 16/08/2012 à 09h10
  • trebor6 : Bien sur c'est la faute du chaumage! continuez comme ça.

    Le 15/08/2012 à 23h19
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