Nouvelle nuit de violences à La Réunion, le 23 février 2012. © TF1 News
Face à la contestation, les prix vont baisser à La Réunion
Essence, électricité, produits de première nécessité...Les autorités locales ont décidé, vendredi, de diminuer les prix dès le 1er mars. Objectif : calmer les violences liées à "la vie chère", qui secouent l'Ile depuis quatre jours. Des mesures accueillies de manière mitigée.
Publié le 24/02/2012
Deuxième nuit de violences à la Réunion
Sur fond de protestation contre la vie chère et l'envolée des prix du carburant, les émeutes se poursuivent et s'étendent à la Réunion. "La situation va empirer si aucune solution n'est apportée", dénonce le maire de Saint-Denis, appelant l'Etat "à prendre des mesures exceptionnelles ".
Publié le 23/02/2012
Ile de la Réunion : les violences s'étendent à d'autres communes
Les troubles du quartier du Chaudron à Saint-Denis se sont amplifiés mercredi soir, touchant également les communes du Port et de Saint-Benoît. Elus et responsables de l'île semblent désemparés face à une situation sociale impétueuse.
Publié le 22/02/2012
Nuit de violences à Saint-Denis de la Réunion
Commerces pillés et véhicules incendiés : des affrontements ont éclaté dans la nuit de mardi à mercredi à la Réunion dans les rues du Port et dans le quartier populaire du Chaudron, à Saint-Denis, en marge d'une manifestation des routiers contre le prix du carburant et la vie chère.
Publié le 22/02/2012
Une nuit d'affrontements entre jeunes et police à La Réunion
Sur l'île de la Réunion, la vie chère et la hausse des prix de l'essence ne passent plus. La nuit dernière, en marge des manifestations, casseurs et policiers se sont affrontés.
Publié le 22/02/2012
Le bilan matériel de la nuit est aussi sévère: 20 commerces ou bâtiments publics ont été dégradés, dont deux pharmacies pillées à Saint-Denis et Saint-Benoît et un salon de beauté au Port, ainsi que 8 voitures incendiées. Cantonnées au quartier du Chaudron et à la ville du Port mardi, avant de s'étendre à la commune de Saint-Benoît mercredi, les violences se sont propagées un peu partout dans la nuit de jeudi. Les troubles avaient commencé par une manifestation contre l'essence chère avec blocage par des transporteurs routiers du seul dépôt de l'île, au Port. La population qui s'était jointe aux professionnels, est restée sur place et les troubles ont commencé.
Vendredi, tous les Réunionnais ont le regard tourné vers la préfecture où une table-ronde sur la vie chère doit réunir autour du préfet Michel Lalande, les présidents des assemblées locales, des chambres consulaires, les représentants des associations de consommateurs, des compagnies pétrolières et des professionnels de la route.
Guéant: "inacceptable"
Le ministre de l'Intérieur et de l'Outre-Mer, Claude Guéant, a dénoncé des "violences inacceptables. Ce ne sont pas les violences qui vont permettre de régler les problèmes", a déclaré le ministre à l'issue d'une réunion à Cergy-Pontoise (Val-d'Oise) consacrée à la lutte contre les bandes. Selon lui, les pouvoirs publics sont "pleinement mobilisés" sur la question du coût de la vie, à l'origine de l'agitation à La Réunion. "Le préfet organise une réunion avec l'ensemble des partenaires et des responsables des collectivités locales pour voir comment on peut traiter le problème du coût de la vie", a-t-il souligné.
"Il y a un travail important qui est fait avec la grande distribution, comme il a déjà été fait aux Antilles, pour faire en sorte que les paniers de produits qui sont particulièrement utiles pour les familles puissent faire l'objet de baisses de prix", a indiqué Claude Guéant. "En ce qui concerne l'essence, les élus responsables vont faire des propositions, puisqu'il y a une fiscalité qu'ils gèrent", a indiqué le ministre, affirmant que le coût de l'essance était "à La Réunion inférieur à celui qu'il est en métropole".
Lire notre article: A la Réunion, les jeunes font éclater leurs frustrations
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