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Vol Rio-Paris : le rapport du BEA ne convainc pas
Le BEA affirme avoir identifié une série de défaillances des pilotes du vol Rio-Paris d'Air France. Mais la compagnie aérienne, un syndicat de pilotes et les familles des victimes réfutent cette seule théorie et mettent en exergue les défaillances techniques de l'Airbus A330.
Publié le 29/07/2011
Vol Rio-Paris : les dernières paroles des pilotes
Le BEA a diffusé vendredi l'enregistrement des dernières mots des pilotes du vol Rio-Paris d'Air France. Alors qu'ils luttent pour reprendre le contrôle de l'appareil qui a décroché, la tension ne cesse d'augmenter dans le cockpit jusqu'au drame final.
Publié le 29/07/2011
Vol Rio-Paris: le BEA donne ses recommandations
Après la publication de son troisième rapport d'étape sur le crash du vol Rio-Paris, le bureau enquête accident a fourni aux autorités une liste de plusieurs recommandations visant à améliorer la sécurité des avions.
Publié le 29/07/2011
Crash du Rio-Paris : l'équipage mis en cause
La formation des pilotes du vol Air France Rio-Paris et la manière dont ils ont réagi aux circonstances de vol sont mises en cause vendredi dans un nouveau rapport du Bureau d'enquête et d'analyses (BEA). Air France réfute ce scénario.
Publié le 29/07/2011
Crash du vol Rio-Paris : les circonstances exactes enfin révélées ?
Un nouveau pan du voile entourant les circonstances de l'accident du vol AF 447 Rio-Paris, doit être levé vendredi avec la publication d'un rapport très attendu du Bureau d'enquêtes et d'analyses (BEA).
Publié le 28/07/2011
Rio-Paris : la récupération des corps est terminée
104 corps considérés comme identifiables ont été remontés par l'opération qui s'est achevée vendredi dernier, et font route vers la France. Les causes exactes de l'accident font toujours l'objet d'interprétations contradictoires.
Publié le 07/06/2011
Rio-Paris : "je ne comprends rien", aurait dit un pilote
Le Bureau d'Enquêtes et d'Analyses doit publier vendredi un document, tiré de l'analyse des boîtes noires du vol Rio-Paris. Il contiendrait notamment une partie de la conversation des pilotes, quelques minutes avant le crash.
Publié le 26/05/2011
Quels sont donc les éléments factuels apportés par l'analyse de ces boîtes noires ? La première mention annonçant les problèmes que va connaître l'appareil apparaît dans l'enregistrement des conversations, huit minutes avant qu'il ne soit coupé. Un des pilotes de l'A330 prévient alors l'équipage qu'ils vont entrer dans une zone de plus fortes turbulences : "On devrait attaquer une zone où ça devrait bouger un peu plus que maintenant, il faudrait vous méfier, là". Dès lors, les événements s'enchaînent avec une rapidité croissante, jusqu'à la coupure brutale des enregistrements. Les "boîtes noires", tant celle contenant les sons des conversations à bord, que celle contenant les données de vol, révèlent par ailleurs que les pilotes du vol AF447 d'Air France ont lutté pendant plus de quatre minutes avec les commandes de l'appareil avant qu'il s'abîme dans l'Atlantique, entraînant la mort de 228 personnes.
"On n'a aucune indication qui soit valable"
Au moment de l'événement, le commandant de bord était en repos tandis que les deux copilotes se trouvaient dans le cockpit, mais il est revenu dans le poste de pilotage "environ 1 mn 30 après le désengagement du pilote automatique", précise le document du BEA. Il n'a toutefois pas repris les commandes, restées jusqu'à la fin entre les mains d'un de ses copilotes.
Après le désengagement du pilotage automatique, l'A330 d'Airbus est monté jusqu'à 38.000 pieds, puis l'alarme de décrochage s'est déclenchée et l'avion a décroché. "Les ordres du pilote en fonction ont été majoritairement de cabrer", souligne le BEA, précisant que la descente a durée 3 mn 30 pendant lesquelles l'avion est resté en situation de décrochage. "Les moteurs ont fonctionné et toujours répondu aux commandes de l'équipage". Mais, selon les données techniques des enregistrements, toutes les vitesses enregistrées étaient alors fausses, sans doute en raison du givrage des sondes de mesure. Les pilotes ont ainsi vu s'afficher deux vitesses différentes pendant un peu moins d'une minute, l'une d'elles indiquant une chute brutale de la vitesse.
Peu avant la fin de l'enregistrement des conversations de bord, un des pilotes s'est exclamé : "On n'a aucune indication qui soit valable". Deux minutes trente plus tard, l'avion s'abîmait dans les flots et l'enregistrement s'interrompait.
| Ce qu'en disent Airbus et Air France |
La recherche des causes du crash est un enjeu crucial et pourrait avoir de lourdes conséquences pour Air France comme pour Airbus, tous deux mis en examen pour homicides involontaires. Sitôt après la communication du BEA, Airbus a réagi par voie de communiqué en soulignant que "les informations préliminaires publiées par le BEA aujourd'hui sont conformes aux faits contenus dans les rapports préliminaire et d'étape du BEA". Elles "constituent un pas important en vue de l'identification de la totalité de la chaîne d'événements qui a conduit à l'accident tragique du vol Air France 447", ajoute le constructeur aéronautique, en soulignant qu'il continuera de collaborer avec le BEA dans son enquête. Air France, dans un autre communiqué, estime pour sa part que l'équipage de l'appareil "a fait preuve de professionnalisme". Il souligne que "la panne des sondes de vitesse est l'événement initial qui entraîne la déconnexion du pilote automatique et la perte des protections de pilotage associées". Enfin, les familles brésiliennes des victimes du crash notent simplement que "le rapport du BEA ne dit pas grand chose et n'apporte rien de très nouveau". |
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Vol Rio-Paris : le rapport du BEA ne convainc pas
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