Pauline, qui s'est donné la mort avec le fusil de chasse de son père, était scolarisée dans ce collège de Lens © AFPHarcèlement, dépression... Aucune piste n'était fermée après le suicide d'une adolescente de 12 ans lundi soir dans le Pas-de-Calais. Pauline s'est donné la mort avec le fusil de chasse de son père, au domicile familial situé à Eleu-dit-Leauwette. Son terrible geste a eu lieu la veille de la rentrée scolaire dans un collège de Lens où Pauline était en classe de 6e.
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Le parquet de Béthune se veut très prudent sur les raisons de son passage à l'acte. Il apparaîtrait cependant que l'origine du mal-être de la jeune fille serait "davantage d'origine scolaire que familiale". Des auditions menées ce mercredi et dans les jours prochains devraient permettre d'en savoir plus.
Pauline a laissé une lettre avant son terrible geste. Le Parquet a infirmé les rumeurs selon lesquelles l'adolescente y faisait état de violences scolaires: "C'est une lettre d'amour, d'adieu, essentiellement, mais il n'y a pas de mise en cause directe dans ce courrier". Plusieurs membres de l'entourage familial ont fait état de problèmes relationnels entre l'adolescente et d'autres élèves du collège. "Des élèves la traitaient de moche et de garçon manqué", expliquent des élèves interrogés par les médias. La mère de l'adolescente a affirmé mercredi que sa fille avait commis ce geste car elle était "harcelée" par des camarades au collège.
Le collège n'a "jamais eu de retour" indiquant qu'elle était victime d'"agression", dit le rectorat. "A notre connaissance, c'était une élève qui n'était pas victime de harcèlement", a confirmé à l'AFP Pascal Decaix, le principal du collège. Selon lui, Pauline ne s'est jamais plainte de harcèlement ou de violences auprès de l'encadrement. Il avait rencontré la mère de l'adolescente début décembre, laquelle n'avait pas évoqué de plainte de cet ordre. Au Parisien, Pascal Decaix précise cependant qu'il avait convoqué les parents après "avoir détecté un mal être" chez elle. "Des informations m'avaient été communiquées qui nécessitaient d'informer urgemment la famille", justifie le principal ne précisant pas quel type d'informations. La jeune fille avait selon lui "des résultats honorables mais perfectibles" et était suivie par une assistante sociale, comme d'autres élèves de l'établissement.
Une cellule psychologique a été ouverte dans le collège. L'établissement, qui se trouve en ZEP, n'est pas considéré par le rectorat comme un établissement facile, "sans qu'il y ait pour autant de phénomènes de violence plus exacerbés" que dans d'autres établissements. La fillette, ses parents et ses deux petits frères habitaient depuis 2004 dans un quartier pavillonnaire, constitué de petites maisons de briques rouges, au coeur de la commune d'environ 3.000 habitants. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Pas-de-Calais.
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