Stupeur et interrogations après le suicide d'une collégienne de 12 ans

Par A.Ga., le 04 janvier 2012 à 11h07 , mis à jour le 04 janvier 2012 à 19h46

Pourquoi Pauline, élève en classe de 6e dans un établissement de Lens s'est-elle donné la mort ? Deux jours après le drame, si la prudence est de mise, il semblerait que l'origine de son mal-être soit "davantage scolaire que familiale".

Pauline, qui s'est donné la mort avec le fusil de chasse de son père, était scolarisée dans ce collège de LensPauline, qui s'est donné la mort avec le fusil de chasse de son père, était scolarisée dans ce collège de Lens © AFP

Harcèlement, dépression... Aucune piste n'était fermée après le suicide d'une adolescente de 12 ans lundi soir dans le Pas-de-Calais. Pauline s'est donné la mort avec le fusil de chasse de son père, au domicile familial situé à Eleu-dit-Leauwette. Son terrible geste a eu lieu la veille de la rentrée scolaire dans un collège de Lens où Pauline était en classe de 6e.

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Le parquet de Béthune se veut très prudent sur les raisons de son passage à l'acte. Il apparaîtrait cependant que l'origine du mal-être de la jeune fille serait "davantage d'origine scolaire que familiale". Des auditions menées ce mercredi et dans les jours prochains devraient permettre d'en savoir plus.
 
Pauline a laissé une lettre avant son terrible geste. Le Parquet a infirmé les rumeurs selon lesquelles l'adolescente y faisait état de violences scolaires: "C'est une lettre d'amour, d'adieu, essentiellement, mais il n'y a pas de mise en cause directe dans ce courrier". Plusieurs membres de l'entourage familial ont fait état de problèmes relationnels entre l'adolescente et d'autres élèves du collège. "Des élèves la traitaient de moche et de garçon manqué", expliquent des élèves interrogés par les médias. La mère de l'adolescente a affirmé mercredi que sa fille avait commis ce geste car elle était "harcelée" par des camarades au collège.
 
Le collège n'a "jamais eu de retour" indiquant qu'elle était victime d'"agression", dit le rectorat. "A notre connaissance, c'était une élève qui n'était pas victime de harcèlement", a confirmé à l'AFP Pascal Decaix, le principal du collège. Selon lui, Pauline ne s'est jamais plainte de harcèlement ou de violences auprès de l'encadrement. Il avait rencontré la mère de l'adolescente début décembre, laquelle n'avait pas évoqué de plainte de cet ordre. Au Parisien, Pascal Decaix précise cependant qu'il avait convoqué les parents après "avoir détecté un mal être" chez elle. "Des informations m'avaient été communiquées qui nécessitaient d'informer urgemment la famille", justifie le principal ne précisant pas quel type d'informations. La jeune fille avait selon lui "des résultats honorables mais perfectibles" et était suivie par une assistante sociale, comme d'autres élèves de l'établissement.
 
Une cellule psychologique a été ouverte dans le collège. L'établissement, qui se trouve en ZEP, n'est pas considéré par le rectorat comme un établissement facile, "sans qu'il y ait pour autant de phénomènes de violence plus exacerbés" que dans d'autres établissements. La fillette, ses parents et ses deux petits frères habitaient depuis 2004 dans un quartier pavillonnaire, constitué de petites maisons de briques rouges, au coeur de la commune d'environ 3.000 habitants. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale du Pas-de-Calais.

Par A.Ga. le 04 janvier 2012 à 11:07
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29 Commentaires

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  • martylili, le 26/01/2012 à 13h24

    Pauvre petite Pauline.. En venir à la.. Si jeune !! Si le père n'aurait pas eu de fusil, la petite serait peut être encore en vie.. quelque chose me dit qu'il ne va plus regarder la chasse de la même manière qu'avant. Le père doit se sentir coupable..

  • palisse17, le 14/01/2012 à 09h03

    A Quincy08 Ne pensez-vous qu'apprendre à nos enfants que les moqueries peuvent avoir des conséquences et faire beaucoup de mal, fait partie de notre rôle de parents. Entre ne rien faire et les envoyer 5 ans en centre de redressement, il y a pas mal d'alternatives et de sanctions possibles.

  • 44swann, le 06/01/2012 à 03h31

    Pourquoi cette enfant avait-elle accès à un fusil ?

  • levioloniste06, le 05/01/2012 à 18h37

    De toute manière les violences scolaire à la Française sont unique au monde surtout parce qu'elle a la particularité de ne JAMAIS être réprimé..

  • kentana, le 05/01/2012 à 14h26

    Madame catia67 je trouve honteux de parler d'education , nous avons beau etre de bon parents et donner une bonne éducation nous ne savons pas ce qui ce passe dans la tete d un adolescent.Le rectorat et le principale nie les faits et camoufle l'affaire pour leur réputation et leur carrière et après on les entends dire nous avons aucune mention d'agression comme cité pour cette jeune fille moi je leur ai transmiset au rectorat et procureur collège mme la principale henry mention d'agression subit dans l enceinte du collège pendant la récréation devant tout un collège d elèves choqués et se mue dans un silence par peur de représaille. je tiens pour responsable le rectorat et le principale du collège mme henry au collège jean moulin sur brignoles suite à l'agression de mon fils agresser battu d'une extrème violence sous le regard du corps enseignant ainsi que les surveillants sans porter assistance en personne en danger par 7 élèves 6 maitrissants mon fils et le 7 eme s en donnait à coeur joie coup de poing par coup de poing en continue jusqu à l achever, si ce n'était pas l intervention d un élève courageux qui fut intervenir au 7 eme coup de poing lese pompiers sont venue au collège pour emmener mon fils à l hopital que faut il faire quand l'éducation national minimise les faits ou les transforme pour ne pas mettre en cause le collège et attend un drame pour réagir c'est scandaleux pour leducation nationale.madame tant que ça ne vous arrive pas personnellement vaut ne mieux pas parler. espérons pour notre dernière chance au ministère de l'éducation réagisse avant qu un autre drame surviens surtout quand on lance un signale d'alerte

  • rgfhl, le 05/01/2012 à 11h12

    A nick666 : Dans un collège on ne demande pas aux enseignants de faire les flics comme vous dîtes mais vous ne connaissez pas les surveillants, les pions (comme on disait à mon époque) ? Eux sont là pour surveiller les couloirs, la cour, le self, les sanitaires..... Mais lorsqu'il y a 4 surveillants pour 300 élèves c'est quand même compliqué de tout voir. De même, tout mettre encore sur le dos de l'éducation, c'est assez usant. Un enfant peut être bien élevé mais se faire influencer par d'autres et ainsi se retrouver du côté des "méchants". Ne jugez pas sans savoir.

  • aurianeed, le 05/01/2012 à 01h26

    Cela est terriblement triste . Pour en arriver a faire ça , a seulement 12 ans , c'est que ça n'allait vraiment pas au fond d'elle . Les violences verbales aux collèges , j'en ai vécu & c'est horrible . En espérant eclaircir au plus vite cette histoire . Courage à la famille . ?

  • Minouche, le 04/01/2012 à 21h11

    Que c est triste ! Courage aux parents et aux camarades de la petite.

  • Minouche, le 04/01/2012 à 19h18

    Que c est triste ! Courage aux parents et aux camarades de la petite.

  • sebo92, le 04/01/2012 à 16h32

    A 12 ans un enfant de 12 ans est largement capable de se rendre compte qu'il fait du mal aux autres.

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