Le père et mari de deux enfants et d'une femme retrouvés morts lundi tués par arme à feu à Livry-Gargan, en Seine-Saint-Denis, a été remis en liberté mardi à 18H30. Agé de 36 ans, l'homme avait été placé en garde à vue, lundi, peu de temps après avoir prévenu les secours de la macabre découverte vers 08H00. Il leur avait alors expliqué avoir trouvé à son réveil les corps de ses deux filles de 10 et 14 ans et de leur mère, âgée 37 ans."La famille a dîné ensemble dimanche soir, le père dit qu'il s'est ensuite endormi et qu'il s'est réveillé, tout habillé, sur le canapé. Il a appelé la police en découvrant les corps dans la chambre des enfants", raconte Benoit Hutse, responsable du syndicat Alliance en Seine-Saint-Denis."Le père dit qu'il ne se souvient de rien, qu'il n'a rien entendu", poursuit-il.
"Les victimes auraient été tuées vers 04H00 ou 05H00 du matin, d'un coup de fusil de chasse dans la poitrine, selon les premiers éléments de l'enquête", entre les mains de la section criminelle de la police judiciaire de Seine-Saint-Denis."S'agit-il d'un double homicide suivi d'un suicide ou d'un triple meurtre, on ne sait pas", avait indiqué, lundi, Benoit Hutse. La mise en garde à vue du père de famille, visait notamment, à vérifier son emploi du temps au cours de la nuit, il devait également "subir des analyses toxicologiques".
La thèse du suicide privilégiée
L'enquête s'oriente vers l'hypothèse d'un suicide de la mère qui aurait tué ses deux enfants: "la thèse privilégiée par le parquet, c'est le suicide de la mère après les meurtres des deux enfants", a-t-on ajouté de source judiciaire. Les expertises diligentées ont conclu à "l'absence de poudre sur les mains" du père de famille.
Lundi, Christophe Crépin, du syndicat Unsa, avait déclaré :"aucune piste n'est à négliger. Les policiers font des enquêtes de témoignage, ils recueillent les indices", évoquant des "éléments intrigants". Parmi eux, une lettre trouvée au domicile familial dans laquelle la mère de famille, comptable, explique "avoir détourné de l'argent à son employeur". Des expertises graphologiques sont en cours.
Lundi matin, les policiers avaient bloqué l'accès à l'avenue Quesnay où s'est déroulé le drame, dans un quartier résidentiel de petits immeubles et de maisons, à proximité de la nationale 3. "C'est un quartier résidentiel très calme", pointe Bruno Lotti, directeur adjoint du cabinet du maire de Livry-Gargan. "Les enfants étaient scolarisés en primaire et au collège à Livry-Gargan", ajoute-t-il, précisant "réfléchir aux moyens de monter une cellule psychologique pour leurs camarades".
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