Selon la police, qui dévoile l'affaire dimanche, les victimes, brièvement hospitalisés, sont ressorties toutes les trois de l'hôpital avec 5 jours d'interruption totale temporaire. Une des personnes agressées a eu une plaie ouverte au crâne, une autre a été atteinte à la nuque, selon le ministère de l'Intérieur. Dans un communiqué, Manuel Valls a dénoncé l'agression antisémite : "Ces actes d'une extrême gravité sont une attaque délibérée contre notre modèle républicain qui doit permettre à tous, sans distinction, de vivre librement et en toute sécurité son appartenance religieuse".
Les faits se sont déroulés samedi vers 18h30 à proximité de l'école juive Beth Menahem de Villeurbanne. Trois jeunes juifs d'une vingtaine d'années, portant une kippa ont été "insultés et bousculés par trois individus". Les agresseurs, rejoints quelques minutes plus tard par une dizaine de personnes, sont revenus à la charge. S'en est suivi un "échange de coups" durant lequel "deux des trois jeunes" ont reçu "un coup de marteau et un coup de barre de fer au niveau de la tête", selon la police. Le troisième jeune a été frappé au bras. A leur sortie de l'hôpital, les trois victimes ont déposé plainte et la police a ouvert une enquête.
"Cibles récurrentes"
Face à cet acte qui semble clairement être antisémite, les réactions n'ont pas tardé. Le Bureau national de vigilance contre l'antisémitisme (BNVCA) a réagi à cette "agression violente antisémite". Les agresseurs, décrits comme étant "d'origine maghrébine", ont "proféré des insultes en rapport avec la religion juive" des victimes, selon le BNVCA. L'Union des étudiants juifs de France (Uejf) a "condamné" dans un communiqué l'agression. "En France, il existe des zones (...) où les citoyens juifs sont des cibles récurrentes des actes antisémites. Il est essentiel d'identifier ces lieux et de lutter de manière générale contre cette insécurité grandissante pour les juifs en France", selon l'Uejf. Le président du Consistoire israélite Joël Mergui s'est insurgé contre "la banalisation des actes antisémites".
Le sénateur-maire de Lyon, Gérard Collomb, a estimé que cette agression "témoigne de comportements antisémites que nous ne saurions tolérer". Le maire de Villeurbanne, Jean-Paul Bret, a également fait part de son "émotion" et de son "indignation".








