En poursuivant votre navigation, vous acceptez l'utilisation de cookies à des fins statistiques et de personnalisation. En savoir plus
×
ARCHIVES

Tuerie de Chevaline : les enquêteurs fouillent la maison des al-Hilli


le 09 septembre 2012 à 09h47 , mis à jour le 09 septembre 2012 à 09h52.
Temps de lecture
3min
Tuerie de Chevaline : enquête en cours des deux côtés de la Manche

Dans le cadre de la coopération entre la France et le Royaume-Uni dans cette affaire, deux gendarmes français sont arrivés vendredi dans la capitale britannique pour assister leurs confrères, qui doivent perquisitionner le domicile de la famille. Sur place, plusieurs témoignages apportent de nouveaux éléments. / Crédits : TF1/LCI

A lire aussi
Faits diversDes enquêteurs français et anglais devaient poursuivre ce dimanche le processus de perquisition de la maison des al-Hilli dans la banlieue de Londres, espérant y trouver des indices expliquant la tuerie dans laquelle au moins deux membres de la famille sont morts en Haute-Savoie.

Cinq gendarmes français enquêtent désormais au Royaume-Uni sur la tuerie dont une famille britannique a été la cible en Haute-Savoie, dans des conditions dont l'autopsie a fini de démontrer la sauvagerie, les victimes ayant reçu chacune deux balles dans la tête. Une perquisition, qui pourrait durer jusqu'à la fin du week-end, a commencé samedi à Claygate, dans la banlieue de Londres, en présence de plusieurs de ces gendarmes. L'enquête promet d'être "longue et complexe", a annoncé le colonel Marc de Tarlé, chef du bureau des affaires criminelles de la gendarmerie, lors d'une courte déclaration devant les locaux de la police du comté du Surrey, banlieue cossue du sud de Londres où résidaient les al-Hilli.

Les enquêteurs espèrent notamment avoir accès à l'ordinateur de Saad al-Hilli, qui dirigeait sa petite société informatique Shtech depuis son domicile, afin d'y trouver une explication professionnelle ou personnelle à la tuerie. Mais pour l'heure, aucun détail n'a été donné sur ce qui aurait pu être découvert samedi.

Des enquêteurs guettés par les journalistes

Les enquêteurs, à leur arrivée, étaient pourtant attendus de pied ferme par une vingtaine de journalistes, photographes et cameramen, massés devant la maison des al-Hilli depuis plus de deux jours et ravitaillés par un commerce local en sandwiches, et par des voisins en fraises et raisins. Le bâtiment lui-même, de construction récente mais de style Tudor, n'offre de l'extérieur aucun détail particulier, avec ses colombages, sa fenêtre bombée et sa haute haie. Deux policiers britanniques gardaient la maison avant l'arrivée de leurs collègues, présence uniquement destinée à empêcher toute intrusion de nature à détériorer des preuves.

La tuerie, considérée comme préméditée par la justice française puisque les chefs d'ouverture d'information sont "assassinats" et "tentatives d'assassinats", a fait quatre morts : Saad al-Hilli, sa femme Ikbal, une femme âgée qui pourrait être la mère de Mme al-Hilli, et un cycliste français qui ne faisait apparemment que passer sur les lieux au mauvais moment. La fille aînée du couple, Zainab, 7 ans et demi, a été gravement blessée et placée en coma artificiel à l'hôpital de Grenoble, tandis que la cadette, Zeena, 4 ans, est physiquement indemne, après être restée cachée pendant huit heures dans la voiture au milieu des cadavres, laissés en place pendant les premières investigations.

Zaid al-Hilli de nouveau entendu

Depuis jeudi matin, lorsque l'identité des victimes a été révélée, l'ensemble des voisins a défilé devant la maison, saluant unanimement la gentillesse des al-Hilli, décrits comme "une famille adorable", et posant pour certains des bouquets devant la barrière.

Parallèlement, Zaid al-Hilli, le frère de Saad al-Hilli, a été entendu samedi comme témoin par les policiers du Surrey et devait l'être à nouveau dimanche. Les policiers britanniques, qui travaillent en coopération avec les gendarmes français envoyés sur place, cherchent à déterminer si les deux frères avaient un différend financier, comme cela a été avancé, et si celui-ci aurait pu motiver un tel règlement de comptes. Zaid al-Hilli s'était déjà spontanément rendu au poste de police au lendemain des faits. Il n'a pas été précisé si des gendarmes français participaient à l'audition.

Commenter cet article

  • ouam90 : Vous y étiez ? non ? alors laissez faire l'enquête

    Le 09/09/2012 à 18h12
  • boubilou1 : Si la petite fille a été retrouvée entre les jambes de sa maman c'est que sa maman a vu le danger arrivé et elle lui a demandé de se cacher là et de ne pas bouger,sachant qu'elle aurait peut être une chance de s'en sortir, tandis que si ça avait été un crime rapide elle n'aurait pas eu le temps de la cacher

    Le 09/09/2012 à 09h58
      Nous suivre :
      Ces pandas ne veulent vraiment pas prendre leurs médicaments

      Ces pandas ne veulent vraiment pas prendre leurs médicaments

      logAudience