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Tuerie en Haute-Savoie : au camping des victimes, les vacanciers "épouvantés"


le 06 septembre 2012 à 13h27 , mis à jour le 06 septembre 2012 à 13h39.
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3min
Tuerie en Haute-Savoie : le point sur l'enquête
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Faits diversAu camping où résidait la famille britannique massacrée mercredi dans une forêt proche, les campeurs ont "du mal à comprendre que ça puisse arriver sur un lieu de vacances".

L'ambiance n'était plus aux vacances jeudi au camping Le Solitaire du lac, en Haute-Savoie, où résidait la famille britannique massacrée dans la tuerie de mercredi : des gendarmes  montent la garde devant leur caravane et les campeurs se disent "épouvantés". "On a du mal à comprendre que ça puisse arriver sur un lieu de vacances", souligne sur son vélo Jean-Claude Guillamet, un campeur originaire de Bretagne. "Ça crée un froid, on voit bien que les gens dans le camping sont émus", ajoute-t-il. Le Solitaire du lac est un petit camping trois étoiles, sur la commune de Saint-Jorioz, en Haute-Savoie, au bord du lac d'Annecy. Bordé d'une haie touffue de deux mètres, le camping de tentes, caravanes et bungalows est cerné  de champs.
 
C'est dans cet établissement, dans une modeste caravane blanche prolongée  d'un auvent bordeaux, que séjournait la famille britannique visée par la fusillade, mercredi après-midi, qui a fait quatre morts et une blessée grave. Les corps du père, de la mère et de la grand-mère ont été trouvés dans leur  voiture sur un parking forestier à quelques kilomètres de là. Un quatrième  corps, celui d'un cycliste habitant la région, gisait près du véhicule. Tous ont été tués par balles. Deux fillettes ont également été trouvées sur place. L'une est gravement blessée, l'autre, indemne, est restée prostrée plusieurs heures au fond de la  voiture avant d'être découverte. "C'est épouvantable, c'est dramatique, surtout pour les petites", réagit  Mary-Blanche Sibille, une vacancière venue de la Drôme.
 
Même sentiment chez une campeuse qui a souhaité garder l'anonymat: "Les  gens sont anxieux, c'est affreux de mourir comme ça. On vient depuis dix ans,  c'est sûr que ça fait quelque chose". Selon elle, la famille britannique avait garé sa caravane dans le camping quelques jours plus tôt. Aucune personne interrogée jeudi matin ne les connaissait. Une vacancière évoque tout de même des fillettes brunes portant des couettes. Petra  Kroon, une Néerlandaise, décrit quant à elle une mère à "la peau mate et aux longs cheveux noirs". "Nous avons vu les deux filles jouer avec leurs vélos. Nous avons deux  chiens et elles en avaient peur", poursuit-elle, avant de conclure: "Tous ceux à qui nous avons parlé étaient choqués, Français, Britanniques, Allemands". D'autres s'agacent de la présence des journalistes à l'entrée de l'établissement: "Laissez-nous tranquilles, on est en vacances", disent-ils.

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