Un bidonville très insalubre où vivaient 80 Roms, selon la préfecture, environ 200 selon les associations, a été évacué lundi matin à Noisy-le-Grand (Seine-Saint-Denis). Environ 80 habitants de ce camp et des militants qui les soutiennent se sont ensuite rassemblés devant la mairie de cette commune, sur une place où ils devaient passer la nuit sur des matelas, avec une partie des enfants, ont indiqué des associations.
"On souhaite un lieu pour que ces personnes puissent vivre. Nous voulons nous mettre à l'abri", a indiqué Saimir Mile, de l'association La Voix des Roms. "Il y a une décision de justice" ordonnant l'expulsion de ce campement, situé sur un terrain privé, a expliqué la préfecture.
Début de la destruction du camp
Le bidonville, dont la destruction a commencé selon les associations, était installé en contrebas de l'autoroute A4, à deux pas d'un hôtel. Il n'y avait ni eau ni électricité et les allées entre les baraques en tôle, planches et bâches en plastique, étaient jonchées de détritus faute de poubelles à proximité.
"Il y a beaucoup d'enfants, des nourrissons qui sont malades et qu'on a conduits aux urgences pédiatriques il y a encore deux jours", s'est inquiétée Nathalie-Marie Chantepie, de l'association Porte-B'Honneur, rappelant qu'il y avait chez les habitants de ce camp "de nombreux cas de tuberculose" et que "la plupart ont interrompu leur traitement car ce n'est pas leur priorité".
Contacté par l'AFP, l'entourage du maire PS Michel Pajon a souligné que "la ville n'est pas l'interlocuteur approprié".










