Aix en Provence, la police travaille à l'endroit où un détenu s'est évadé © TF1.LCIIl était un peu plus de 11 heures, mardi, à Aix-en-Provence, quand un homme armé et à moto a attaqué un fourgon pénitentiaire dans lequel se trouvait un détenu considéré comme dangereux. L'attaque s'est déroulée alors que le fourgon, parti de la prison, se trouvait dans la cour du CHU où le prisonnier devait recevoir des soins. Le détenu et son complice ont réussi à prendre la fuite. Toujours selon nos informations, des coups de feu ont été échangés et un personnel de l'administration pénitentiaire touché. Blessé à la cuisse, il a dû être opéré. Le détenu, un certain Raphaël Gimenez, âgé 35 ans, avait été condamné en 2005 pour association de malfaiteurs après un braquage.
Selon une autre source, citée par l'AFP, le détenu était libérable en 2023. Menotté et entravé aux pieds, il était entouré par deux surveillants et un chef d'escorte ouvrant la voie quand l'attaque s'est produite. "Ils étaient attendus" par le conducteur d'un deux-roues qui "a tiré un coup de feu sur le chef d'escorte". Le détenu a alors pris la fuite avec son complice à bord du scooter que les deux hommes ont abandonné quelques mètres plus loin pour s'engouffrer dans un véhicule monospace, selon une source proche de l'enquête, citant un témoin. Le parquet d'Aix a confié l'enquête à la brigade de répression du banditisme (BRB) de Marseille. Un important dispositif de recherches a été déployé dans le secteur pour retrouver les fugitifs.
Les syndicats exigent davantage de précautions
"Nous avons pris les précautions qui paraissaient suffisantes au regard du profil de cet individu, qui était à surveiller", mais aucun renfort policier n'avait été prévu, a indiqué la procureur de la République d'Aix-en-Provence, Dominique Moyal.
"Notre organisation signale depuis pas mal d'années que ces escortes médicales sont dangereuses, qu'il faudrait prendre plus de précautions", a déploré Laurent Germain, secrétaire général de l'Ufap (Union fédérale autonome pénitentiaire) en Provence-Alpes-Côte d'Azur, préconisant "un sas d'urgence fermé afin que l'extraction soit isolée". Cette agression est "l'aboutissement d'une évolution de la population pénale qui est de plus en plus difficile à gérer, aussi bien à l'intérieur que l'extérieur", selon le délégué FO, qui a dénoncé un "manque de personnels et de moyens".
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