Image d'archives. © TF1-LCILes faits, d'une violence rare, se sont déroulés dans l'arrière-pays varois, samedi en fin de matinée. Un homme de 80 ans, propriétaire d'un important domaine viticole, s'est rendu chez l'une de ses filles et lui a tiré dessus à la carabine, la blessant au bras et dans le dos. Il s'est ensuite rendu chez son autre fille et l'a blessée très grièvement. Le retraité a ensuite poursuivi son macabre périple à Saint-Maximin, où il a abattu son épouse âgée de 80 ans. Il a enfin mis fin à ses jours dans un cabanon familial à Pourrières. Des différends familiaux seraient à l'origine de cette tragédie.
Selon les premiers éléments de l'enquête, l'auteur présumé des faits était connu des services de la police municipale de Pourrières pour des faits mineurs. Dès l'alerte donnée en fin de matinée, d'importants moyens ont été mobilisés par la gendarmerie, dont le peloton de surveillance et d'intervention (PSIG) de Brignoles, pour tenter d'intercepter l'auteur présumé des coups de feu. Prise en charge par les sapeurs-pompiers de Saint-Maximin, la première fille a été évacuée sur un hôpital d'Aix-en-Provence, où ses jours ne sont pas en danger. Plus préoccupant en revanche est l'état de santé de la seconde fille, née en 1951 et qui a été atteinte par deux projectiles, dont un à la tête : son pronostic vital serait engagé. Elle a été évacuée en hélicoptère sur l'hôpital Font-Pré de Toulon.
"Connu pour ses excès de violence"
A Saint-Maximin, le retraité a abattu sa femme, qui souffrait de la maladie d'Alzheimer, dans sa chambre à la maison de retraite privée Sainte-Madeleine. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'octogénaire aurait agi discrètement car personne dans la maison de retraite ne l'a remarqué, ni entendu le ou les coups de feu. Il a ensuite repris la route de Pourrières où, selon une source proche du dossier, il s'est donné la mort "dans un réduit de 2 m2 recouvert de tuiles", en pleine campagne, à trois kilomètres du village. Selon les premiers éléments de l'enquête, l'arme utilisée serait une carabine 22 long rifle, dont le canon aurait été scié. Le substitut de permanence du parquet de Draguignan s'est déplacé les lieux. De son côté, la gendarmerie a mobilisé ses techniciens en investigations criminelles pour procéder aux diverses constatations, "sur quatre sites différents, les deux domiciles des filles, la maison de retraite et le cabanon", a précisé un gendarme.
Le substitut de permanence au parquet de Draguignan, qui s'est déplacé sur les lieux, a ordonné les autopsies du corps de l'octogénaire et de celui de son épouse. Elles seront pratiquées à l'institut médico-légal de Nice. "C'était un homme bourru, pas facile, il était connu pour ses excès de violence", a-t-on appris dans le village. "On l'appelait Nasser car il était soupçonné d'avoir détourné une source à Camps-la Source", a dit à l'AFP une habitante.
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