Le ministre de l'intérieur, Manuel Valls, a déploré vendredi les "erreurs" et les "fautes" commises dans l'affaire Merah. Il a estimé que le travail des services de renseignement devait être amélioré.
Des documents déclassifiés par Manuel Valls ont montré que les services de renseignements n'ignoraient rien des voyages de Mohamed Merah en Afghanistan et au Pakistan et qu'il était alors considéré comme une "menace directe". Un rapport détaillait notamment sa proximité avec à la fois son frère Abdelkader, mis en examen pour complicité dans l'affaire de Toulouse, et des islamistes radicaux condamnés en 2009 pour avoir développé une filière de candidats au djihad.
Entendu à Toulouse par un agent de la Direction centrale du renseignement intérieur (DCRI), le jeune homme, qui avait sillonné une demi-douzaine de pays, avait expliqué avoir fait du tourisme. "Aujourd'hui, nous devons faire preuve d'une grande vigilance, a souligné Manuel Valls. Il y a des inquiétudes liées au contexte actuel, avec la Syrie, le Sahel, qui alimentent tout cela".
"Merah n'était pas un loup solitaire"
L'ancien candidat à la primaire socialiste a par ailleurs confirmé que Mohamed Merah, qui a tué sept personnes en mars dernier à Toulouse et à Montauban, "n'était pas un loup solitaire", contrairement aux propos de responsables policiers sous la présidence de Nicolas Sarkozy.
"Mais la plus grande inquiétude est ce qui se passe dans nos quartiers : les trafics, la radicalisation, les jeunes Français qui partent s'entraîner à l'étranger. Il y a suffisamment de départs pour qu'on soit attentifs, a-t-il ajouté. Merah, on voit comment il a pu construire quelque chose. Il y a des individus hybrides, reliés à internet, pas des loups solitaires. Merah, ce n'était pas un loup solitaire".









