L'homme d'affaires franco-libanais Ziad Takieddine © TF1/LCI"Cela fait un an que la justice lui pose des questions", a lancé vendredi Dominique de Villepin sur Europe 1, au sujet de l'homme d'affaires Ziad Takieddine. "Il y a une semaine, il mettait en cause les plus hautes autorités de l'Etat, aujourd'hui, il nous ressort la théorie du complot. Il y a rien de nouveau. Il a des preuves ? Qu'il les apporte à la justice, c'est à la justice d'apprécier les choses", a-t-il poursuivi, précisant qu'il n'avait jamais rencontré l'intermédiaire franco-libanais.
De nouveau mis en examen, Takieddine s'en prend à Sarkozy
L'homme d'affaires franco-libanais au coeur de l'affaire Karachi doit désormais faire face à une nouvelle mise en examen : il est accusé de "blanchiment et recel d'abus de biens sociaux aggravés", dans l'enquête sur une possible corruption en marge de la présidentielle de 1995.
Publié le 24/04/2012
Copé dément avoir reçu de l'argent de Takieddine
Le JDD publie le PV d'audition d'un témoin anonyme devant les juges, dans lequel il affirme que Jean-François Copé a reçu de l'argent liquide de Ziad Takieddine pour effectuer des travaux dans son appartement parisien. "Une affabulation totale", a déclaré Jean-François Copé.
Publié le 20/11/2011
Affaire Karachi : Fillon déclassifie des documents financiers
François Fillon a donné son feu vert vendredi à la déclassification de documents secret-défense réclamée par des juges dans le volet financier du dossier sur l'attentat de Karachi.
Publié le 29/10/2011
Affaire Karachi : Léotard sort du silence
Des commissions ? Il y en a eu lors de la signature du contrat avec le Pakistan, mais elles étaient légales, affirme l'ex-ministre. Mais y a-t-il eu aussi des rétrocommissions ? Si c'était le cas, elles seraient "illégales" et "il faut qu'il y ait des sanctions", affirme François Léotard.
Publié le 15/10/2011
Attentat de Karachi : Guéant privilégie toujours la piste islamiste
La piste islamiste a toujours été privilégiée par le ministère de l'Intérieur dans l'enquête sur l'attentat qui fit 15 morts à Karachi en 2002, dont onze Français de la DCN, a déclaré dimanche Claude Guéant.
Publié le 09/10/2011
Takieddine met en cause Villepin dans le dossier Karachi
Entendu mercredi par le juge sur son intervention dans le contrat Sawari II avec l'Arabie Saoudite, l'intermédiaire en armement Ziad Takieddine a dénoncé jeudi sur Europe 1 "un complot" contre Nicolas Sarkozy.
Publié le 06/10/2011
Karachi : retour chez le juge pour Takieddine
La justice maintient la pression sur les protagonistes de cette affaire de financement présumé occulte de la campagne présidentielle de 1995 d'Edouard Balladur. Ce mercredi, elle a réentendu l'intermédiaire libanais, déjà mis en examen dans ce volet.
Publié le 05/10/2011
Takieddine affirme avoir agi "en mission" pour Sarkozy
L'homme d'affaires, mis en examen dans l'affaire Karachi, affirme dans Libération que chacune de ses interventions "correspondait à une mission officielle", précisant être allé en Libye et en Syrie sur "demande express" de Nicolas Sarkozy et Claude Guéant.
Publié le 01/10/2011
Villepin répond aux attaques de Takieddine
Au lendemain d'une mise en cause très nette par Ziad Takieddine, Dominique de Villepin lui a répondu vendredi sur Europe 1. L'ancien Premier ministre lui demande d'apporter des preuves.
Publié le 07/10/2011
Affaire Karachi : Ziad Takieddine contre-attaque
L'homme d'affaires libanais Ziad Takieddine, qui est mis en examen dans l'affaire Karachi, suggère la levée du secret défense "dans les 24 heures", afin de démontrer son innocence et celle de Nicolas Sarkozy.
Publié le 30/09/2011
Guéant : Sarkozy n'est "concerné par aucune affaire judiciaire"
Le ministre de l'Intérieur, Claude Guéant, a affirmé mercredi sur Canal+ que Nicolas Sarkozy n'était "concerné par aucune" des affaires judiciaires qui ébranlent la majorité, assurant n'avoir lui-même "pas accès aux PV d'audition" concernant ces enquêtes.
Publié le 28/09/2011
Dominique de Villepin a rappelé qu'à l'époque des faits évoqués par Ziad Takieddine, il était "secrétaire général de l'Elysée. Je n'étais pas ministre de la Défense, pas directeur d'une entreprise publique d'armement". Ziad Takieddine, soupçonné d'avoir versé des rétrocommissions pour financer la campagne présidentielle d'Edouard Balladur en 1995 dans le cadre d'une vente de frégates à Ryad (contrat "Sawari II"), a dénoncé jeudi, sans apporter de preuves, "un complot" contre Nicolas Sarkozy et mis en cause Dominique de Villepin.
"Jacques Chirac l'a toujours dit très clairement : quand il est arrivé en 1995 il a eu le souci de la moralisation de la vie publique", a dit le fondateur de République solidaire pour expliquer l'arrêt des rétrocommissions. "La vraie question, c'est le climat des affaires et de suspicion généralisée dans notre pays", a-t-il dit. "La réponse, c'est l'indépendance de la justice", "rompons le lien entre le parquet et le pouvoir politique". "Je n'ai de relation amicale avec aucune personnalité ambiguë et j'assume toutes mes amitiés", a encore dit vendredi Dominique de Villepin, lié à un autre intermédiaire présumé, Alexandre Djouhri.
Un Clearstream bis ?
Ziad Takieddine était intermédiaire dans la négociation du contrat Sawari II, portant sur la vente de frégates à l'Arabie saoudite, en 1994, sous le gouvernement d'Edouard Balladur. Au terme d'une lutte fratricide à droite lors de la présidentielle de 1995, le vainqueur Jacques Chirac avait ordonné l'arrêt du versement des commissions sur Sawari II, ainsi que sur le contrat Agosta portant sur des sous-marins vendus au Pakistan, dans lequel Takieddine dit ne jamais être intervenu. A l'époque de l'interruption, Dominique de Villepin était le secrétaire général de Jacques Chirac à l'Elysée.
Le juge français Renaud van Ruymbeke soupçonne que ces contrats ont donné lieu à des "rétrocommissions" illégales, susceptibles d'avoir financé la campagne d'Edouard Balladur. Le 14 septembre, il a mis en examen Ziad Takieddine qu'il a de nouveau entendu mercredi. La justice française tente également d'établir si l'attentat de Karachi, qui a coûté la vie à onze ouvriers français en mai 2002, n'a pas été commis en représailles à l'arrêt du versement des commissions sur le contrat Agosta.
Ziad Takieddine réfute toute malversation dans le contrat des frégates saoudiennes. "Jamais, jamais", il n'a versé d'argent occulte à Nicolas Bazire, alors directeur de campagne d'Edouard Balladur, a-t-il dit sur Europe 1. Proche du chef de l'Etat Nicolas Sarkozy, Nicolas Bazire est également mis en examen dans cette affaire. A en croire Takieddine, ce dossier est "un complot", qui vise "le président de la République" et aurait été ourdi par "les mêmes acteurs de Clearstream".
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