La maison qu'habitait Dominique Cottrez, la femme soupçonnée en juillet 2010 d'avoir tué huit de ses nouveau-nés à Villers-sur-Tertre (Nord). La mère qui a reconnu avoir tué huit de ses nouveau-nés à Villers-au-Tertre, dans le Nord, et vient de passer sa première nuit en prison, éprouve "une sorte de soulagement" après la révélation des faits et sa mise en examen, a estimé vendredi son avocat, Frank Berton. L'avocat lillois, dont une collaboratrice a assisté la mère infanticide présumée, Dominique Cottrez, lors de sa mise en examen jeudi au palais de justice de Douai, a décrit une femme "assez éprouvée, fatiguée, et abattue", qui se trouve dans un "état de confusion assez important". Il voit sa cliente libérée d'un lourd secret vieux de 20 ans. "Elle n'a plus à porter ça sur sa conscience et c'est aussi une sorte de soulagement", a déclaré Me Berton. "Les expertises vont déterminer maintenant son état psychologique (...) il y a de réelles questions psychologiques et psychiatriques qui vont être posées", a-t-il ajouté.
Octuple infanticide : la mère sort du silence et parle d'inceste
Dominique Cottrez, mise en examen fin juillet 2010 pour "homicides volontaires sur mineurs de moins de 15 ans", affirme avoir été abusée par son père ; elle aurait, selon elle, tué les enfants par crainte qu'ils ne soient nés de cet inceste.
Publié le 03/02/2011
Octuple infanticide : les nouvelles fouilles n'ont rien donné
Les nouvelles recherches entreprises mardi matin à l'ancien domicile de la mère soupçonnée d'avoir tué huit de ses nouveau-nés à Villers-au-Tertre, n'ont rien donné.
Publié le 10/08/2010
La mère infanticide décrite comme une "perle" par sa supérieure
Dominique Cottrez est soupçonnée d'avoir tué huit de ses nouveau-nés. Sa supérieure hiérarchique est abasourdie, mais décrit la mère infanticide présumée comme "une bonne personne, très humaine".
Publié le 30/07/2010
Cadavres de bébés dans le Nord: la mère présumée mise en examen
La mère présumée des huit bébés dont les cadavres ont été découverts mardi dans un pavillon et un jardin du village de Villers-au-Tertre, dans le Nord, a été mis en examen jeudi matin. Son mari, lui, est ressorti libre.
Publié le 28/07/2010
Déni de grossesse ou d'enfant ? Les experts vont devoir trancher
Pour l'avocat de Dominique Cottrez, le déni de grossesse n'est pas à écarter dans cette affaire d'infanticide. Certains médecins parlent d'ailleurs de "déni d'enfant".
Publié le 30/07/2010
Elle avoue avoir étouffé les huit bébés
Au lendemain de la découverte de huit cadavres de nourrissons dans le Nord, la mère présumée a admis avoir étouffé ses enfants. Elle a été mise en examen pour homicide volontaire.
Publié le 29/07/2010
Huit nouveaux-nés enterrés dans le jardin
Dans le Nord, les parents présumés des huit nouveaux-nés retrouvés morts ces derniers jours à Villiers-au-Tertre ont été présentés à un juge d'instruction, jeudi matin.
Publié le 29/07/2010
L'avocat a par ailleurs souligné que sa cliente, mise en examen pour meurtres sur mineurs de moins de 15 ans, "n'a pas tergiversé au moment de son audition", indiquant rapidement après la découverte des deux premiers corps que six autres se trouvaient dans son garage. "Pour elle, elle dit l'essentiel", a-t-il assuré. "Savoir analyser pourquoi, ça elle n'en sait rien", a-t-il poursuivi.
Ne pas écarter la piste du déni de grossesse
Me Berton s'est par ailleurs placé à contre-courant des déclarations du procureur, qui écartait l'hypothèse du déni de grossesse au motif que Mme Cottrez était consciente de ses grossesses. "Beaucoup de psychiatres ne vont pas dans son sens (...). Ce n'est pas parce qu'on est consciente de sa grossesse qu'on n'est pas dans un déni de grossesse", a-t-il affirmé. "Ce sont les expertises qui vont le déterminer, qu'on désigne des experts compétents, qui connaissent bien le principe et le phénomène", a-t-il ajouté. Soulignant que le déni de grossesse est une "pathologie", Me Berton a expliqué qu'elle était susceptible d'aboutir à une abolition ou à une altération de son discernement.
Il a par ailleurs estimé que sur les huit infanticides, cinq ou six sont susceptibles d'être prescrits du fait de l'ancienneté des faits. En matière criminelle, le délai de prescription est de 10 ans. Des expertises devront tenter de déterminer la date de chacun des infanticides. Appelant "à la plus grande prudence sur cette affaire hors norme", Me Berton a préconisé "de la patience, de l'examen et de l'analyse".
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