Une information judiciaire a été ouverte lundi, notamment pour "blessures involontaires", après l'accident de Villiers-le-Bel? dans le Val-d'Oise, dans lequel deux jeunes en scooter ont été blessés dans un choc avec une voiture de police, a annoncé le parquet de Pontoise. Le procureur de la République de Pontoise, Yves Jannier, avait indiqué dès samedi sa volonté de confier l'enquête à un juge d'instruction. Une décision saluée par le maire PS de la commune du Val-d'Oise, Didier Vaillant.
Des divergences sont apparues après l'accident sur les circonstances exactes dans dans lesquelles la voiture de police et le scooter, sur lequel avaient pris place deux jeunes de 18 et 20 ans, sont entrés en collision, samedi aux
alentours de 16H25.
Selon le commissaire Eric Heip, les quatre policiers de la BAC (Brigade
anti-criminalité) avaient repéré les deux jeunes "non casqués" sur un scooter.
Ces derniers, ayant constaté la présence des policiers, auraient fait "demi-tour sur le trottoir" avant d'être perdus de vue par les policiers. Le scooter a alors surgi "entre deux voitures" et est venu "heurter le véhicule de la BAC à l'avant-gauche", a raconté le commissaire. Selon le procureur Yves Jannier, il ne s'agissait pas "d'une course poursuite", car "le scooter n'était pas poursuivi au moment du choc".
Le scooter sur lequel se trouvaient les deux jeunes hommes blessés avait été repéré vendredi lors d'un vol à l'arraché commis dans la ville. Un jeune homme, soupçonné de s'être trouvé sur le deux-roues au moment du vol de vendredi, a été mis en examen dimanche pour "vol avec violence" et placé sous contrôle judiciaire. Il ne s'agit pas d'un des deux jeunes blessés samedi, a-t-on précisé.
Le drame de samedi a ravivé le souvenir douloureux des émeutes de 2007 dans
la commune. La mort de deux adolescents de 15 et 16 ans, Moushin et Laramy,
tués dans une collision entre une mini-moto et une voiture de police, avait alors déclenché deux nuits de violences. Près de quarante-huit heures après ce nouvel accident, la situation restait très calme lundi dans la ville. "Les médiateurs ont été très présents. Les appels au calme ont été entendus", a assuré Nicolas Carrier, directeur de cabinet de Didier Vaillant.






