Il s'est déplacé sur le terrain, à la rencontre des forces de l'ordre dimanche en début d'après-midi. Manuel Valls s'est rendu au commissariat de Villiers-le-Bel, dimanche, au lendemain d'un accident dans lequel deux jeunes hommes en scooter ont été blessés, en heurtant une voiture de police lors d'un contrôle.
Le ministre de l'Intérieur a ainsi tenu à leur "faire part de son soutien et de sa confiance". Il a rencontré "l'ensemble des forces de police et de gendarmerie présentes sur ce secteur", en compagnie du préfet Pierre-Henry Maccioni, du directeur général de la police national Claude Baland et du directeur départemental de la sécurité publique du Val-d'Oise, Frédéric Auréal. Il s'est aussi entretenu avec "l'équipage de la BAC concerné", a précisé le ministère dans un communiqué. Il a également discuté avec Daniel Vaillant, maire de Villiers-le-Bel, "de la nécessité que les forces de l'ordre restent présentes, auprès de la population dans les prochains jours".
Manuel Valls, qui "se tient informé de l'état de santé" du conducteur du scooter, "souhaite que, dans la sérénité, toute la clarté soit faite sur les circonstances de cet accident". Samedi soir, il s'était rendu au chevet du jeune homme de 20 ans, qui conduisait le scooter et qui était "sérieusement atteint" après que sa tête a heurté le véhicule de police. Hospitalisé à la Salpêtrière à Paris, il était dans un état "stationnaire" à la mi-journée. Prénommé Rodrigue, il est un rappeur connu dans son quartier sous le pseudonyme "Akerone".
Situation calme à Villiers-le-Bel
Le second jeune homme, 18 ans, légèrement blessé et hospitalisé localement, est sorti de l'hôpital dans la nuit. Le choc entre le scooter et la voiture de police qui souhaitait en contrôler les passagers s'est produit à 16h25 au 8, avenue du 8 mai 1945, dans le quartier de Puits La Marlière. "Il ne s'agit pas d'une course-poursuite", a dit samedi le préfet Pierre-Henry Maccioni.
La situation était calme, dimanche, à Villiers-le-Bel. Ce dont s'est réjoui le maire de la ville, Daniel Vaillant. "Cela doit continuer ainsi car c'est la condition essentielle pour que l'enquête se déroule dans la sérénité et que la vérité des faits soit clairement établie", a-t-il indiqué dans un communiqué.
Comme il l'avait fait samedi soir, il a invité "tous ceux qui ont été témoin de cet accident à apporter leur concours à l'enquête". Il a estimé que "cette procédure permettra d'établir en toute transparence la réalité des faits". Il avait, dès la veille, demandé l'ouverture d'une instruction judiciaire "dans les meilleurs délais".








