Vingt-neuf roses blanches pour les victimes de Xynthia

Par TF1 News (d'après agence), le 27 février 2011 à 11h32 , mis à jour le 27 février 2011 à 11h36

Dossier : Xynthia, une tempête sur la France

Un an après la tempête qui avait endeuillé la côte vendéenne, Nathalie Kosciusko-Morizet assistait dimanche à la cérémonie en hommage aux victimes à la Faute-sur-Mer. Elle a plaidé pour "développer la culture du risque" dans les régions exposées. Plusieurs familles avaient boycotté la cérémonie.

L'Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, après la tempête le 1er mars 2010 (photo d'internaute)L'Aiguillon-sur-Mer, en Vendée, après la tempête le 1er mars 2010 (photo d'internaute) © TF1News/E.Journel

Dans un silence absolu, vingt-neuf roses blanches ont été jetées dimanche depuis le pont qui mène à la Faute-sur-Mer, en souvenir des vingt-neuf vies emportées il y a tout juste un an par la tempête Xynthia, dans cette petite station balnéaire vendéenne alors submergée par les flots. "Certains ont vu leur maison, leur lieu de vie, se transformer en lieu de dévastation et d'horreur", a rappelé la ministre des Transports et de l'Ecologie, Nathalie Kosciusko-Morizet, après la cérémonie en présence des pompiers, des secouristes et de quelques familles de victimes. "Il y a un avant et un après Xynthia : beaucoup d'élus se rendent compte des risques en matière d'urbanisme et des questions de sécurité", a-t-elle ajouté, en préconisant de "développer la culture du risque" dans les régions exposées.

  • Xynthia : cérémonie du souvenir à la Faute-sur-Mer

    Vingt-neuf roses blanches ont été jetées dimanche depuis le pont qui mène à la Faute-sur-Mer. Des cérémonies boycottées par l'association des victimes de la tempête. Les familles endeuillées ont prévu une autre cérémonie le 6 mars.

    Publié le 27/02/2011 Xynthia : cérémonie du souvenir à la Faute-sur-Mer
  • Xynthia, pour ne pas oublier...

    Il y a un an, la tempête Xynthia faisait 47 morts. Une messe d'hommage sera célébrée dimanche à La Faute-sur-mer mais un office a également été célébré samedi en mémoire des défunts.

    Publié le 26/02/2011 Xynthia, pour ne pas oublier...
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A l'appel de l'Association des victimes des inondations du Sud-Vendée (Avif) qui regroupe les sinistrés de la Faute-sur-Mer, plusieurs familles endeuillées ont boycotté la cérémonie pour protester contre l'attitude du maire René Marratier, "qui n'a jamais eu le moindre mot de compassion à l'égard des 29 victimes", comme le dit un communiqué de l'Avif.

"Il faisait le même temps magnifique"

Une autre cérémonie est prévue le 6 mars. "Il faut que chacun puisse se recueillir comme il le souhaite, le drame a été tel que l'on peut avoir plusieurs cérémonies", a commenté le sénateur Bruno Retailleau (divers-droite) qui préside le conseil général de Vendée.

Avant la cérémonie, beaucoup se souvenaient. "Il y a un an, comme aujourd'hui, après le drame et le charivari, il faisait le même temps magnifique", s'est souvenu un des secouristes. Dans cette fatale nuit du 27 au 28 février 2010, la tempête avait fait 47 morts, dont 29 à la Faute-sur-Mer, frappée par une montée des eaux brutales, sous l'effet combiné des vents violents et d'une marée de fort coefficient. Les côtes de Vendée et de Charente Maritime avaient été frappées de plein fouet. Aujourd'hui, la justice enquête pour établir les responsabilités humaines dans la catastrophe qui a soulevé des questions sur l'urbanisation côtière et la prévention des risques d'inondations.

Une perquisition a été menée à la mairie de la Faute-sur-Mer pour saisir des documents d'urbanisme et notamment des permis de construire. Les lotissements submergés par les flots le soir de la tempête étaient situés au pied d'une digue, en dessous du niveau de la mer. Depuis les inondations, les autorités ont lancé un plan d'expropriation dans les secteurs dangereux, baptisés "zones de solidarité". Au total, l'Etat a signé 1113 accords de vente amiables.

Par TF1 News (d'après agence) le 27 février 2011 à 11:32
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4 Commentaires

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  • fleched, le 28/02/2011 à 06h59

    La responsabilité est dans les deux sens la première celle du maire qui doit afficher les zones dite inondable ou risque déroulement .La deuxième c'est celle des futures propriétaires qui doivent s'assure en maire de ses zones car je pense que si vous louer ou acheter un logement vous este considérer comme quelqu'un de responsable.Dans la première énoncé si le ou les maires de cette commune non pas respecter ces obligations soit par négligence ou part profit doivent être juger pour leurs actes.Et dans l'autre cas de figure soit ont leur à cacher les risque et a ce moment là les responsables sont juger ou si ils en connaissais les risques ils les assumes

  • metal100, le 27/02/2011 à 22h00

    Et pour la charente maritime? les victimes n'ont pas le droit à quelque chose?

  • etbenouietalors, le 27/02/2011 à 21h58

    En regardant le documentaire comment a t on pu appeler un endroit inondable "Faute sur Mer"? Les gens veulent vivre les pieds dans l'eau mais quand quelque chose arrive c'est toujours la faute aux dirigeants. Un peu de bon sens aurait pu faire prendre conscience que l'endroit était dangereux

  • babarou, le 27/02/2011 à 12h02

    Honte à ce maire de la faute sur mer !! tous ces morts pour rien , et monsieur, avec sa clique de conseillers, dont certains intéressés dans la même comune pour leur byzness, sont toujours en place !! ou est son plan dit PPR contre les risques d'inondations, qu'il n'a jamais voulu signer !! tous , ils auraient du démissionner, voila la vérité !! qu'attend Sarko pour les éjecter, il va le faire avec MAM, et elle ''n'a tué personne elle, !!!!!!

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