Un homme se présentant comme l'auteur du viol de la fillette samedi 21 mai à Viry-Châtillon, dans l'Essonne, s'est rendu mardi après-midi à la gendarmerie de Compiègne. Selon une source proche de l'enquête, les premières vérifications laissaient peu de doutes sur son identité. Le relevé d'empreintes permettra d'avoir la certitude qu'il s'agit bien du suspect recherché depuis lundi. Vers 16h, les gendarmes et les policiers vérifiaient vers ses déclarations ; il devait être transferé dans les locaux de la sûreté départementale de l'Essonne.
La jeune victime, âgée de 10 ans, restait hospitalisée mardi. Samedi, elle avait été abordée par un homme alors qu'elle était sortie seule acheter un sandwich, selon les premiers éléments de l'enquête. Son ravisseur l'aurait alors frappée avant de la faire monter de force dans la voiture.
Très vite, l'enquête s'était orienté vers un homme de 33 ans condamné en 2009 pour une agression sexuelle et bien connu des services de police. Des témoins l'avaient vu peu auparavant dans une kermesse voisine de l'enlèvement, visiblement sous emprise de l'alcool. Il aurait emmené l'enfant dans un champ ou une station-service de l'autoroute A6, où il l'aurait violée à plusieurs reprises.
"Je vais te tuer"
La grande soeur de la fillette, inquiète de ne pas la voir revenir, l'a appelée sur son portable. La petite fille a pu répondre. La soeur a alors entendu des cris, et l'homme disant "Je vais te tuer". La fillette a été relâchée par son agresseur deux heures plus tard, et a pu appeler sa famille. Elle a été opérée en urgence. Le suspect a été rapidement géolocalisé à une vingtaine de kilomètres du lieu des faits dont il est soupçonné, à Antony (Hauts-de-Seine), où vivent ses parents.
Cet homme sans emploi est connu des services de police pour de nombreux faits de délinquance (vols, braquages, séquestrations) mais aussi pour une agression sexuelle en 2009, pour laquelle il a été condamné à deux ans d'emprisonnement en 2010. Il avait purgé une partie de sa peine à la prison de Fresnes (Val-de-Marne), dont il avait été libéré à la fin du mois de mars. Il se trouvait depuis en sursis et mise à l'épreuve. L'enquête a été confiée à la sûreté départementale de l'Essonne et à la brigade criminelle de la police judiciaire de Versailles. Cette dernière a lancé un appel à témoins (0800 33 60 98).
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