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EN DIRECT - Violences à Amiens : 100 policiers en renfort pour la nuit


le 14 août 2012 à 11h30 , mis à jour le 14 août 2012 à 22h14.
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5min
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Faits diversMardi matin, François Hollande a promis de mettre en oeuvre "tous les moyens de l'Etat" pour lutter contre les violences qui ont frappé les quartiers nord d'Amiens. A son arrivée dans la ville, Manuel Valls a été hué par la foule.

Cent policiers supplémentaires en renfort à Amiens

Cent policiers supplémentaires ont été envoyés en renfort pour la nuit de mardi à mercredi à Amiens, théâtre de violences urbaines dans la nuit de lundi à mardi, portant à 250 le nombre d'agents mobilisés sur place, a annoncé le ministère de l'Intérieur. Le ministère de l'Intérieur a décidé de renforcer les effectifs des forces de l'ordre pour éviter une nouvelle nuit de tensions, 24 heures après de violents affrontements entre jeunes et forces de l'ordre, jugés inacceptables par l'exécutif, qui ont blessé 16 policiers et occasionné de gros dégâts dans les quartiers nord de la ville. En temps normal, une trentaine de policiers sont mobilisés la nuit dans la ville.

Valls hué lors de son arrivée à Amiens-Nord
  
Le ministre de l'Intérieur, Manuel Valls, a été hué à son arrivée à la mairie de quartier d'Amiens-Nord, où il était en visite, quelques heures après les violences urbaines qui ont frappé cette partie. Arrivé à la mairie de quartier peu après 1hH30, le ministre a été apostrophé par plusieurs riverains. Une bousculade a eu lieu avec le service d'ordre du ministre, mais il n'y a pas eu de coups ni d'un côté ni de l'autre. Manuel Valls s'est refusé à répondre et est rentré dans les locaux de la mairie de quartier. Il a ensuite rencontré la famille d'un jeune de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto.

Pour autant, l'accueil houleux n'a pas déstabilisé le ministre de l'Intérieur qui a réaffirmé sa fermeté face aux évènements. "Rien ne peut excuser, rien, qu'on tire sur des policiers, qu'on tire sur des forces de l'ordre et qu'on brûle des équipements publics. Le message que je suis venu faire passer ici, que j'adresse aux élus, avec qui je souhaite travailler, est un message d'ordre républicain. La loi, l'ordre républicain et
la justice doivent retrouver toute leur place, ici, à Amiens", a déclaré Manuel Valls. Mais le nouveau ministre a également tenu à se démarquer de la méthode appliquée sous le mandat de Nicolas Sarkozy. "Je ne suis pas venu pour qu'on passe au Kärcher ce quartier, je ne suis pas venu pour mettre en cause une communauté, des jeunes dans leur ensemble, je suis venu dire qu'ici (...) la loi et la justice doivent passer. Il ne peut pas y avoir dans notre pays une autre réponse", a déclaré M. Valls lors d'une conférence de presse.

Ayrault et Valls condamnent les violences
Jean-Marc Ayrault a condamné mardi les violences "inacceptables" survenues dans la nuit à Amiens, où des jeunes ont affronté les forces de l'ordre, promettant "la plus grande fermeté à l'égard de leurs auteurs", a indiqué Matignon. Attendu à Amiens, Manuel Valls a de son côté dénoncé des "événements inacceptables". "On s'attaque à des policiers avec des armes à feu, on brûle des  équipements publics qui sont indispensables aux populations de ces quartiers  populaires, on fait peur à des gens", a souligné le ministre de l'Intérieur, avant  d'insister:  "La République et l'Etat de droit ne peuvent pas l'accepter".

Hollande promet de mobiliser "tous les moyens" de l'Etat à Amiens

François Hollande a promis mardi de mettre en oeuvre "tous les moyens de l'Etat" pour lutter contre les violences, après des affrontements entre jeunes et forces de l'ordre à Amiens, estimant que la sécurité est une "obligation" pour les pouvoirs publics. Manuel Valls va se rendre immédiatement à Amiens pour dire que "l'Etat mobilisera tous ses moyens pour lutter contre toutes ces violences", a déclaré le chef de l'Etat lors d'une visite à une brigade de gendarmerie, à Pierrefeu-du-Var. Dès mardi matin, le ministre de l'Intérieur avait fait savoir qu'il se rendrait en début d'après-midi à Amiens à la suite de ces violences.
 
Une nuit d'affrontements
Les heurts ont opposé, dans la nuit de lundi à mardi, une centaine de jeunes à la police dans les quartiers nord d'Amiens. Selon la préfecture de la Somme, les troubles ont commencé lundi soir vers 21 heures. Des poubelles et des voitures ont été incendiées ainsi que des bâtiments publics. Une école maternelle a été complètement saccagée et en partie incendiée. Seize policiers ont été blessés par des tirs de chevrotine et de mortier de feux d'artifice et des jets de projectiles, dont le plus gravement touché a reçu quinze jours d'ITT (incapacité totale de travail). Les forces de l'ordre ont répliqué avec des gaz lacrymogènes et des tirs de gomme-cogne sans faire de blessé, a ajouté la préfecture. Les 110 à 150 policiers présents sur place n'ont procédé à aucune interpellation. Mardi matin, des voitures étaient encore en travers de la route et brûlées, des containers à ordures incendiés dans le quartier Fasset.
 
Des autorités médusées
Le maire de la ville, Gilles Demailly, qui dit ne pas avoir "connu une nuit aussi violente" depuis des années. Il a évoqué une "scène de désolation".
 
Un contrôle de police qui tourne mal
Ces incidents font suite à des heurts, dimanche, entre des habitants du quartier et la police, qui procédait au contrôle routier d'un automobiliste ayant une conduite dangereuse. "A la suite de cette intervention, un attroupement hostile s'est formé ; des renforts ont dû être dépêchés sur place et les fonctionnaires ont dû faire usage de lacrymogènes et de flashball pour se dégager", a indiqué mardi matin la préfecture. La famille et les proches d'un jeune homme de 20 ans, mort jeudi après un accident de moto, réunis à proximité pour une cérémonie de deuil, ont dit "avoir été indisposés par des gaz lacrymogènes et ont jugé l'action de police excessive au regard des circonstances". Dans les heurts qui ont suivi, un CRS a été blessé et quatre autres commotionnés par des jets de projectiles. Dans un communiqué diffusé lundi soir, le préfet de la Somme a annoncé une enquête administrative sur le facteur déclencheur de ces incidents.
 
Un secteur connu pour ses violences
Amiens-Nord fait partie des 15 "zones de sécurité prioritaires" définies par le gouvernement Ayrault et qui doivent faire l'objet de mesures de sécurité renforcées en raison d'un taux de criminalité plus élevé que la moyenne. Début août, des policiers avaient déjà été brièvement pris à partie par une vingtaine de jeunes dans ce quartier. Le quartier d'Amiens-Nord connaît régulièrement des incidents, "mais jamais de cette gravité, avec trois bâtiments publics en partie détruits", a souligné lundi la préfecture.

 

Découvrez les premières images des affrontements à Amiens entre jeunes et forces de l'ordre

 

Commenter cet article

  • morob... : Dans certains quartiers, ça commence déjà à se faire! la rentrée et tous les évènements qui vont y être attachés pourraient bien être l'étincelle.........pour l'explosion!!!

    Le 21/08/2012 à 07h11
  • shooby02470 : Oui, c'était il y a 5 ans

    Le 16/08/2012 à 09h55
  • shooby02470 : Et puis surtout, si c'est du déjà entendu (comme vous dites), c'est parce que cela a déjà été dit par Sarkozy (mais jamais mis en application) ! Donc pas la peine de s'improviser donneur de leçon

    Le 16/08/2012 à 09h53
  • shooby02470 : Sinon ça donnait quoi quand Sarkozy "s'engageait" dans le domaine de la sécurité ?

    Le 16/08/2012 à 09h52
  • shooby02470 : Rectification : il engage le portefeuille de tous les français, comme quand Sarkozy engageait le portefeuille des français pour ses mesures inefficace comme le bouclier fiscal, pour lesquelles à l'époque vous ne trouviez rien à redire !

    Le 15/08/2012 à 10h54
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