Archives © TF1/LCIDix voitures brûlées de moins la nuit de la Saint-Sylvestre, par rapport 2009. Un bon chiffre pour le gouvernement, un camouflet pour le PS. L'interprétation du bilan a fait rage vendredi, et se poursuit encore samedi. Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a réaffirmé samedi sur RTL son appréciation positive du bilan de la nuit du nouvel an. Le nombre des voitures brûlées a été quasi stable par rapport à l'an dernier, à 1.137 contre 1.147 un an plus tôt, ce dernier chiffre de 2009 ayant fait un bond de 30% par rapport à 2008. A Paris et dans les trois départements de la petite couronne (Seine-Saint-Denis, Hauts-de-Seine et Val-de-Marne), le nombre des véhicules brûlés a diminué de plus de 20%, à 198 contre 248 il y a un an, selon le ministère de l'Intérieur.
Nouvel An : la fête, mais aussi les voitures brûlées
L'Intérieur dit n'avoir pas relevé d'incident majeur et ni d'affrontement avec les forces de l'ordre. Cependant, 1.137 voitures ont été brûlée, soit autant que l'an dernier et 549 personnes ont été interpellées, soir le double.
Publié le 01/01/2010
Vendredi, le PS a qualifié de "mauvais" ce bilan, "malgré les communiqués triomphants du ministère de l'Intérieur". Jean-Jacques Urvoas, secrétaire national du PS à la sécurité, a estimé qu'en dépit d'une mobilisation policière supérieure et d'une hausse du nombre des gardes à vue, "simplement 10 voitures incendiées en moins" conduit à un "constat profondément inquiétant".
L'escroquerie à l'assurance, pas un ingrédient "minime"
Samedi, Brice Hortefeux rétorque sur RTL que "la tendance à la hausse" observée les années précédentes "a été enrayée" et évoque une légère diminution au plan national et un recul significatif dans la région parisienne, soit "un signal positif". Le ministre a estimé que "là où il y avait les signaux les plus préoccupants, la nouvelle organisation mise en place le 14 septembre, c'est-à-dire la police d'agglomération pour les trois départements de la petite couronne et Paris, a donné des résultats" et permis d'"inverser massivement la tendance". "A l'évidence, il y aura des leçons à en tirer pour d'autres secteurs, d'autres territoires de notre pays", a-t-il dit.
Il a ajouté que le phénomène des incendies de voitures avait été "plus diffus" cette année, parlant d'une "sorte de jeu concours -est-ce que l'on battra des records ?- auquel les médias ont un peu contribué", là où il faut voir un "délit" punissable de "deux ans de prison et 30.000 euros d'amende". Brice Hortefeux a rappelé que ce phénomène s'était développé depuis le début des années 2000, notant que l'escroquerie à l'assurance n'en est pas un ingrédient "minime".
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