© AFP/D.CharletC'est un coup de théâtre après deux ans d'enquête sur cette affaire ultra médiatisée. Un juge de Béthune a prononcé lundi un non-lieu dans l'affaire Sébastien Nouchet faute de preuve, révèle ce mardi le quotidien régional La Voix du Nord.
Le 16 janvier 2004, Sébastien Nouchet, 35 ans, était retrouvé brûlé au 3e degré dans son jardin de Nœux-les-Mines dans le Pas-de-Calais, où il avait perdu conscience. Le jeune homosexuel avait expliqué aux enquêteurs que trois hommes encagoulés l'avaient aspergé d'essence avant de l'enflammer, en tenant des propos homophobes.
Contradictions
Les médias s'étaient emparés de l'affaire, la victime avait dû subir plusieurs greffes de peau, sa mère et son compagnon avaient été reçus par le Garde des Sceaux, Dominique Perben, qui avait même décidé une nouvelle loi sur les propos homophobes (décembre 2004), et Jacques Chirac avait dénoncé un "acte odieux".
Mais pendant ce temps, les enquêteurs peinaient à confirmer le scénario, et Sébastien Nouchet ne les aidait pas : il avait commencé à se contredire, accusant une personne contre laquelle les preuves étaient insuffisantes, puis une autre qui était déjà en prison au moment des faits... Après deux ans d'enquête, si les parties civiles ne font pas appel (elles ont dix jours), le dossier ouvert pour tentative d'homicide volontaire mais sans la circonstance aggravante d'homophobie va être refermé. La Voix du Nord n'a pas réussi lundi à obtenir la réaction de Sébastien Nouchet qui est depuis allé s'installer avec son compagnon dans le Sud.
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