© AFP/DRTahar Bourahla, jugé devant la cour d'assises du Nord à Douai pour l'assassinat à coups de couteau d'une étudiante de 18 ans en 2002, a continué jeudi à nier avec force sa culpabilité, au deuxième jour de son procès, malgré plusieurs témoignages à charge.
Des experts entendus pas la cour dans la matinée ont assuré qu'un plan retrouvé dans le sac de Marianne Listoir, dont le corps avait été découvert dans un fossé près de Valenciennes, avait bien été tracé par l'accusé. "Je suis sidéré qu'on fasse encore appel à des graphologues", s'étrangle son défenseur Me Eric Dupond-Moretti, qui assure s'être "crevé les yeux" sur les documents et avance des conclusions différentes.
Un scénario répété en vue de l'assassinat ?
L'accusé n'est pas ébranlé non plus par le témoignage de plusieurs jeunes filles, actrices involontaires d'un scénario, qui selon l'accusation, a été répété pour l'assassinat de Marianne. Elles avaient été attirées par Bourahla dans l'ancien appartement d'une de ses amies ou sur le chemin même où le corps de la victime a été retrouvée, en répondant à des annonces pour des petits boulots. Plusieurs d'entre elles ont identifié formellement l'accusé, lors de l'enquête, ou à nouveau devant la cour. "A mon avis, c'est con, mais il y a sûrement quelqu'un qui me ressemble fort", répond Tahar Bourahla, "fatigué de devoir rendre des comptes sur des choses qu'(il) n'a pas faites."
Etudiante à l'IUT de Valenciennes, Marianne avait disparu le 19 octobre 2002. Dix jours après son corps avait été retrouvé dans un fossé de Marly, près de Valenciennes. Tuée de nombreux coups de couteau, l'étudiante n'avait pas été violée. Arrêté le 28 novembre 2002, Bourahala a toujours clamé son innocence. La cour doit encore entendre le témoignage de Karine Colle, l'ancienne compagne de Bourahla, dont les déclarations avaient permis aux enquêteurs de retrouver le corps de l'étudiante.
D'après agence
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