Affaire Borrel : deux mandats d'arrêt internationaux délivrés

le 19 octobre 2006 à 20h38 , mis à jour le 19 octobre 2006 à 21h48

La juge Sophie Clément a lancé une procédure contre deux repris de justice en fuite, possibles exécutants de l'assassinat du juge.

TF1-LCI/DR Le juge Bernard BorrelLe juge Bernard Borrel © TF1-LCI/DR

La juge française chargée d'enquêter sur l'assassinat du juge Bernard Borrel en 1995 à Djibouti a délivré jeudi des mandats d'arrêt internationaux à l'encontre des deux principaux suspects de ce dossier, a annoncé une source proche du dossier.

Ces mandats d'arrêt visent deux repris de justice en fuite, Awalleh Guelleh et Hamouda Hassan Adouani, considérés par la juge Sophie Clément comme de possibles exécutants de l'assassinat de Bernard Borrel. La magistrate souhaite pouvoir comparer leur ADN à des empreintes génétiques inconnues retrouvées sur le short du juge assassiné. 

La juge est passée outre l'avis du parquet de Paris qui avait demandé, avant toute délivrance de mandats d'arrêt, de comparer l'ADN du short à celui de militaires qui auraient aidé à mettre en bière le corps du juge.

"Un désavoeu pour le parquet"

La délivrance des deux mandats intervient onze ans, jour pour jour, après la découverte du corps, à demi calciné du juge, vêtu d'un slip et d'un tee-shirt, au bas d'une falaise à 80 km de Djibouti. "L'enquête menée établissait qu'il s'agissait d'un assassinat", a rappelé Sophie Clément dans les motifs des mandats d'arrêt. La cour d'appel de Paris a également validé jeudi une information judiciaire visant l'ancien porte-parole du Quai d'Orsay Hervé Ladsous, pour de supposées pressions sur la justice française dans le cadre de ce dossier et ceci, contre l'avis du parquet.

La justice avait délivré début octobre les deux premiers mandats d'arrêt du dossier Borrel à l'encontre du procureur de Djibouti et du chef des services secrets pour une éventuelle "subornation de témoins". "C'est une victoire considérable pour Mme Borrel, les mandats d'arrêt supplémentaires et la décision de la cour d'appel, sont pour nous la preuve que des magistrats indépendants n'acceptent plus les pressions sur ce dossier. C'est un désavoeu considérable pour le parquet de Paris", estime Me Olivier Morice, l'un des avocat, avec Laurent de Caunes, de la famille Borrel.


D'après agence

le 19 octobre 2006 à 20:38
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2 Commentaires

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  • Alfred, le 20/10/2006 à 07h08

    Mesdames Clément et Borrel :la majorité des français vous soutiens car nous n'aimons pas les pressions alors que vous avez raisons et qu'il s'agit de l'assassinat d'un magistrat français par une bande de voyou. Bon courage à vous

  • Guillaume, le 20/10/2006 à 00h05

    Bravo madame le juge !!!

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