Affaire Clearstream : Raffarin avait demandé à Villepin de vérifier

le 20 octobre 2006 à 20h30 , mis à jour le 20 octobre 2006 à 20h46

Selon lemonde.fr, qui publie des extraits de son audition, Raffarin avait demandé à Villepin de procéder à des vérifications sur les listings de comptes.

TF1/LCI : Jean-Pierre Raffarin, lors d'une réunion de son club de réflexion "Dialogue et initiatives"Jean-Pierre Raffarin, lors d'une réunion de son club de réflexion "Dialogue et initiatives" © TF1/LCI

Jean-Pierre Raffarin a déclaré jeudi aux juges de Clearstream qu'il avait demandé en juillet 2004 à "M. de Villepin de procéder aux vérifications nécessaires" sur les listings de comptes, selon des extraits de son audition publiés vendredi sur le site internet du Monde. Selon le Monde, l'ancien Premier ministre a affirmé à Jean-Marie d'Huy et Henri Pons qu'il n'aurait pris connaissance de l'affaire que le 5 juillet 2004, lors d'un entretien avec Dominique de Villepin, qui était alors son ministre de l'Intérieur.

L'actuel Premier ministre le prévient alors de "la parution prochaine de divers articles de presse faisant état d'une affaire de financement à l'étranger". Le 8 juillet 2004, Dominique de Villepin lui "fait part du contenu de l'article du Point avec l'ensemble des éléments qui allaient paraître dans ce journal. Il s'agissait donc de la référence au dossier frégates, la référence aux rivalités industrielles, la référence aux fichiers Clearstream, et la probabilité que le père du membre du gouvernement évoqué dans le Point était le père de Nicolas Sarkozy".

"Démarches parallèles"

"J'ai demandé à M. de Villepin de procéder aux vérifications nécessaires pour savoir ce qu'il en était exactement", a affirmé Jean-Pierre Raffarin aux juges. Selon l'ancien Premier ministre, c'est à la suite de cette demande que Dominique de Villepin a saisi la DST.

Jean-Pierre Raffarin affirme cependant que l'actuel Premier ministre ne l'a pas prévenu qu'il avait demandé une première enquête en janvier 2004, alors qu'il était ministre des Affaires étrangères, au général Philippe Rondot, conseiller spécial du ministre de la Défense jusqu'en décembre 2005. "Je n'ai été informé que des vérifications faites par la DST, et il eût été anormal que le gouvernement se passe des vérifications des travaux de ce service. Il y a souvent eu, dans l'histoire de la République, des démarches parallèles, ce ne sont pas celles qui donnent les meilleurs résultats", a-t-il ajouté.

D'après agence

le 20 octobre 2006 à 20:30
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