Clandestini Corsi : de six mois à sept ans de prison ferme

le 17 octobre 2006 à 22h43 , mis à jour le 17 octobre 2006 à 23h00

Les 12 membres du groupe armé qui avait revendiqué 7 attentats contre la communauté maghrébine de Corse ont été condamnés mardi soir.

Palais de Justice Procès DroitImage d'archives © TF1

Après environ dix heures de délibéré, la cour s'est prononcée. Douze membres de "Clandestini corsi", le groupe armé ayant revendiqué sept attentats contre la communauté maghrébine de Corse en 2004, ont été condamnés à des peines de six mois à sept ans de prison ferme par la cour d'assises spéciale des mineurs, à Paris.

Après deux semaines d'audience à huis clos, la cour, composée uniquement de magistrats professionnels, a quasiment suivi les réquisitions du parquet général, qui avait demandé de six mois à huit ans de prison contre les 12 accusés, âgés de 19 à 31 ans. Les magistrats ont retenu les deux circonstances aggravantes de racisme et de terrorisme. Les accusés encouraient jusqu'à vingt ans de réclusion criminelle.

Groupe démantelé en novembre 2004

Les actions avaient visé entre mars et septembre 2004, à Bastia et dans ses environs, des commerces et des restaurants appartenant à des Maghrébins, le consulat du Maroc et une voiture d'un de ses employés, un promoteur immobilier, ainsi qu'une agence de la banque marocaine Wafa. Les auteurs ont revendiqué leurs mobiles racistes dans des appels téléphoniques et des courriers, dont un qui dénonçait "le comportement d'une certaine minaurité (sic) magrhébine (sic) qui instaure une forme de délinquance urbaine qui se fait de plus en plus présente sur l'île". Les "Clandestini" prétendaient s'attaquer à "toutes les communautés extérieures vivant sur l'île".

Le groupe a été démantelé en novembre 2004 lors d'un coup de filet mené, principalement dans la région de Bastia, par des policiers de la division nationale antiterroriste (DNAT). Les autres arrestations se sont échelonnées jusqu'en mai 2005. A l'issue du verdict, Michel Tubiana, président d'honneur de la Ligue des droits de l'Homme, partie civile, a insisté sur le fait que "la circonstance aggravante du racisme a été spécifiquement retenue par la cour d'assises". Le père d'un des accusés a estimé que "justice avait été rendue" car "il y a eu des faits et il fallait les reconnaître".

D'après agence

le 17 octobre 2006 à 22:43
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3 Commentaires

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  • Vastre, le 18/10/2006 à 05h54

    Il ne faut pas laisser entendre que le verdict est sévère : la peine encourue était de 20 ans fermes. Ceux qui ont obtenu 6 mois s'en tirent très bien.

  • Jean Luc, le 18/10/2006 à 04h07

    Ils defendaient la cors leur idendité, pourquoi, ces peines aussi lourdes ? pauvre France ......

  • Pascal, le 17/10/2006 à 23h43

    7 ans pour des destructions materielles ... rien en banlieue pour des gens qui massacrent des policiers ! deux poids deux mesures ? pourquoi ?

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