Michèle Alliot-Marie © TF1/LCIQue savait la ministre de la Défense de l'affaire Clearstream ? Le général Rondot, qui dépendait d'elle, l'en avait-elle informée ? Les juges Jean-Marie d'Huy et Henri Pons en charge de l'enquête devrait "bientôt" entendre Michèle Alliot-Marie en tant que témoin, affirme lundi soir le site internet du Monde, sans citer ses sources.
"A la demande de Mme Alliot-Marie" -qui veut "pouvoir s'expliquer rapidement" selon lemonde.fr- le Conseil des ministres examinera mercredi la requête présentée par les juges d'instruction pour l'interroger, a confirmé le cabinet de la ministre. Une source judiciaire a précisé qu'il était "conforme à la procédure" qu'un décret pris en Conseil des ministres autorise, sur rapport du Garde des Sceaux, un membre du gouvernement à être interrogé comme témoin.
Michèle Alliot-Marie avertie ?
Si l'information se confirme, la ministre de la Défense devra expliquer sa version des faits dans l'affaire des faux listings Clearstream qui contenaient les noms de personnalités industrielles et politiques qui auraient prétendument touché de l'argent dans la vente de frégates à Taïwan en 1991. Apparaissait notamment le nom de Nicolas Sarkozy, partie civile dans le dossier.
Le directeur de cabinet de Michèle Alliot-Marie au ministère, Philippe Marland, avait été entendu le 23 mai par les juges d'Huy et Pons. A la demande des juges d'instruction, Michèle Alliot-Marie a demandé la levée du "secret défense" sur des documents saisis lors des perquisitions. Le général Rondot a affirmé avoir averti Michèle Alliot-Marie de cette affaire de faux listings impliquant Nicolas Sarkozy quand il avait "senti que c'était un montage". La ministre a toujours nié en avoir été informée avant la presse.
D'après agence
Michèle Alliot-Marie veut que ça aille vite
Michèle Alliot-Marie assure souhaiter que son audition comme témoin par les juges chargés de l'enquête sur l'affaire Clearstream "aille le plus vite possible", dans des propos rapportés par Le Monde mardi. "J'ai toujours collaboré avec la justice, d'abord en acceptant la perquisition, puis en déclassifiant très largement les documents demandés par les juges, allant même encore plus loin que ce que proposait la Commission consultative du secret-défense. C'est la conception de la justice et de la transparence que je souhaite au ministère de la défense", ajoute-t-elle. "Je souhaite que toute la lumière soit rapidement faite sur cette affaire, d'autant plus que Patrick Ollier (député UMP et compagnon de la ministre) a lui-même été visé, et peut-être moi à travers lui", a poursuivi la ministre de la Défense.
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