Clearstream: Villepin a agi "en tant que ministre"

le 24 octobre 2006 à 11h13 , mis à jour le 24 octobre 2006 à 18h44

Le Premier ministre affirme ne pas avoir agi à titre personnel et juge "surréalistes" les accusations dont il fait l'objet.

Villepin moselle

Dominique de Villepin confirme ce qu'a dit lundi son entourage. Dans un entretien au Monde, daté de mercredi, il affirme qu'il a toujours agi "en tant que ministre" et non à titre personnel dans l'affaire Clearstream.

"On affirme en toute impunité que j'aurais détruit une note essentielle de la DST. C'est faux", déclare le Premier ministre au quotidien. "Tous les documents de la DST qui m'ont été destinés ont été transmis en temps utile aux juges", ajoute-t-il. "J'aurais voulu réserver ces éléments aux juges. Mais les violations incessantes du secret de l'instruction, qui entretiennent les mensonges et la confusion, me conduisent à clarifier les choses", explique-t-il. Le chef du gouvernement affirme une nouvelle fois souhaiter être rapidement convoqué par les juges, se disant "effaré par l'énormité des mensonges colportés". "Je le souhaite, et le plus tôt sera le mieux", déclare-t-il.

"Des accusations surréalistes"

Le Premier ministre déclare que "bien évidemment" il a fait procéder en 2004 aux vérifications "d'informations liées aux frégates de Taïwan" en "tant que ministre des Affaires étrangères dont la compétence interministérielle est reconnue dans le domaine international". "Je n'ai jamais demandé d'enquête, aucun rapport ne m'a été remis, je n'ai revu le général Rondot que sept mois plus tard. Une fois encore, il s'agissait d'une simple vérification", argue Dominique de Villepin.

Il affirme également avoir ensuite demandé, en juillet 2004, en tant que ministre de l'Intérieur et "sur instruction du Premier ministre (de l'époque) Jean-Pierre Raffarin", à la Direction de la surveillance du territoire (DST) de "faire toute la lumière" sur d'éventuelles manipulations. "Si j'avais voulu exploiter ces informations, pourquoi les aurais-je fait vérifier ?" se défend-il, en jugeant les accusations dont il ferait l'objet de "surréalistes". "Que dirait-on d'un ministre qui ne ferait pas vérifier une information touchant aux intérêts de l'Etat ? Il était de mon strict devoir de le faire", a-t-il ajouté.

(D'après agence)

le 24 octobre 2006 à 11:13
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