© AFP - Jack GuezAu terme de dix années de conflit, la Cour de cassation s'est prononcée lundi en faveur de l'Etat dans le litige l'opposant à Bernard Tapie, en cassant la décision qui avait octroyé 135 millions d'euros de dommages et intérêts à l'ex-homme d'affaires dans le dossier Adidas. La Cour de cassation a décidé de renvoyer le dossier devant la cour d'appel de Paris, réunie dans une autre composition, pour le rejuger.
Affaire Tapie : la Cour des comptes grince des dents
Elle critique la procédure d'arbitrage qui a conduit l'Etat à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie pour solder l'affaire de la vente d'Adidas en 1993. Une procédure qui ne serait, selon elle, pas conforme au droit.
Publié le 12/02/2011
Bernard Tapie bientôt de retour au PRG
Le retour de l'ex-homme d'affaires et ancien ministre chez les radicaux de gauche devrait se concrétiser au cours des prochaines semaines, selon lui. Un retour dans un but "purement militant", jure-t-il.
Publié le 15/05/2010
Bernard Tapie "n'exclut pas de se réengager en politique"
Relaxé vendredi à Paris dans la dernière affaire judiciaire où il était poursuivi, l'ex ministre et homme d'affaires n'a pas exclu de revenir dans la vie politique et le sport. Il le dit samedi au Parisien.
Publié le 03/04/2010
Bernard Tapie en a enfin fini avec la Justice
Poursuivi pour des faits de banqueroute, Bernard Tapie a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Paris, une décision qui lui permet de solder ses comptes avec la justice française. Le voici "heureux".
Publié le 02/04/2010
Contrairement à la cour d'appel de Paris, la Cour de cassation estime qu""aucune faute n'est en l'état caractérisée à l'encontre" du Crédit Lyonnais, lors de la cession du groupe Adidas à Robert Louis-Dreyfus en 1993-1994. La cour d'appel de Paris avait, le 30 septembre 2005, estimé que le Crédit Lyonnais n'avait pas respecté ses obligations de banquier à l'égard de Bernard Tapie lors de cette cession. Estimant que l'ex-homme d'affaires avait subi un préjudice, la cour d'appel avait donc condamné le CDR à lui verser 135 millions d'euros de dommages-intérêts.
"Erreurs de droit"
La Cour de cassation a estimé que la cour d'appel avait commis plusieurs erreurs de droit dans son examen du litige Tapie/CDR. Réunie en assemblée plénière, la plus haute juridiction de l'ordre judiciaire, présidée par Guy Canivet, a donné raison au Consortium de réalisation (CDR), organisme public chargé d'assumer le passif du Crédit Lyonnais, qui contestait cet arrêt de la cour d'appel de Paris.
"L'arrêt étant cassé en ses dispositions condamnant le CDR Créances et le Crédit Lyonnais, il appartiendra à la cour d'appel de Paris, à laquelle l'affaire est renvoyée dans une autre composition, de rejuger intégralement l'affaire, en droit et en fait", a indiqué la Cour de cassation dans un communiqué. Bernard Tapie a déclaré être "très surpris" de cette décision dont il conteste les motivations.
D'après agence
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