Le "non" de Tapie au CDR

le 10 octobre 2006 à 13h40 , mis à jour le 10 octobre 2006 à 17h03

En échange de la vente des actifs de la liquidation judiciaire du groupe Tapie, le CDR propose l'abandon de ses créances. "J'irai jusqu'au bout", réplique Tapie.

TF1/LCI : Bernard Tapie lors d'une conférence de presse sur l'affaire AdidasImage d'archives © TF1/LCI

Au lendemain de la décision de la Cour de Cassation dans l'affaire Adidas, opposant Bernard Tapie au CDR, le président de cet organisme public chargé d'assumer le passif du Crédit Lyonnais s'est déclaré prêt à "reprendre une discussion". Il compte négocier avec les liquidateurs de Bernard Tapie Finance "sur la base de la proposition faite par le médiateur Jean-François Burgelin" en 2005, "qui avait été acceptée par le CDR mais refusée par M. Tapie".

  • Affaire Tapie : la Cour des comptes grince des dents

    Elle critique la procédure d'arbitrage qui a conduit l'Etat à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie pour solder l'affaire de la vente d'Adidas en 1993. Une procédure qui ne serait, selon elle, pas conforme au droit.

    Publié le 12/02/2011 Affaire Tapie : la Cour des comptes grince des dents
  • Bernard Tapie bientôt de retour au PRG

    Le retour de l'ex-homme d'affaires et ancien ministre chez les radicaux de gauche devrait se concrétiser au cours des prochaines semaines, selon lui. Un retour dans un but "purement militant", jure-t-il.

    Publié le 15/05/2010 Bernard Tapie bientôt de retour au PRG
  • Bernard Tapie "n'exclut pas de se réengager en politique"

    Relaxé vendredi à Paris dans la dernière affaire judiciaire où il était poursuivi, l'ex ministre et homme d'affaires n'a pas exclu de revenir dans la vie politique et le sport. Il le dit samedi au Parisien.

    Publié le 03/04/2010 Bernard Tapie "n'exclut pas de se réengager en politique"
  • Bernard Tapie en a enfin fini avec la Justice

    Poursuivi pour des faits de banqueroute, Bernard Tapie a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Paris, une décision qui lui permet de solder ses comptes avec la justice française. Le voici "heureux".

    Publié le 02/04/2010 Bernard Tapie en a enfin fini avec la Justice
Plus d'infos

Bernard Tapie a répliqué l'après-midi même lors d'une conférence de presse, au cours de laquelle l'ex-homme d'affaires a contesté "l'interprétation fantaisiste" qui a été faite, selon lui, de la décision de la Cour de Cassation. "On va partir bien entendu devant la Cour d'appel", a annoncé l'ancien homme d'affaires. "Dire qu'on est prêt à négocier si Bernard Tapie met tout sur la table, qu'il enlève tout, qu'on le fout à poil, ça ne s'apparente pas à une négociation mais à une mise en demeure".

Les causes de l'échec de la médiation, selon le président du CDR 

Les termes de la médiation menée par Jean-François Burgelin prévoyaient que "tous les actifs de la liquidation judiciaire du groupe Tapie soient vendus, au premier rang desquels l'hôtel de Cavoye (situé rue des Saint-Pères à Paris) et les meubles qui sont dans cet hôtel", a expliqué Jean-Pierre Aubert. L'ensemble de ces actifs est estimé à 40 millions d'euros. "Le produit de ces actifs devait être ensuite apporté en réglement des dettes fiscales du groupe Bernard Tapie", qui s'élèvent à 50 millions d'euros, a-t-il poursuivi. En contrepartie, le médiateur demandait que le CDR "abandonne" ses créances bancaires, estimées à 90 millions d'euros, pour remettre à zéro les comptes de la liquidation judicaire.

Pour Jean-Pierre Aubert, la médiation a échoué parce que les avocats de Bernard Tapie estimaient que s'il y avait un "boni de liquidation" (le soulte disponible après paiement des dettes et apurement des comptes de la société, dans le cadre de la dissolution d'une société, ndlr), "il devait revenir à Tapie", et non au CDR. "C'est une curieuse conception que de demander un boni de liquidation pour le débiteur", a relevé le président du CDR. L'échec de la médiation conduite par l'ancien procureur général près la Cour de Cassation avait ouvert la voie à un nouveau procès qui avait abouti en septembre 2005 à la condamnation du CDR à payer 135 millions d'euros de dommages-intérêts à Tapie. Début janvier 2006, le CDR s'était pourvu en cassation. La Cour a annulé lundi la décision de la Cour d'appel et renvoyé l'affaire pour qu'elle soit rejugée devant la Cour d'appel de Paris, après dix ans de procédure.

D'après agence

le 10 octobre 2006 à 13:40
Envoyer cette page à un ami
Les champs marqués par une étoile * sont obligatoires.
Les derniers articles France
  

4 Commentaires

Afficher : Les plus récents | Les plus appréciés

  • Joueur de bonneteau au chômage, le 11/10/2006 à 09h18

    Arrête de nous faire pleurer Nanar ,pense aux nombreux actionnaires que tu as laissé dans la panade avec tes bonniments .C'est l'argent de la France et des français que tu veux récupérer laisse le aux plus miséreux que toi si tu es vraiment l'homme courageux que tu prétends !!

  • Vastre, le 11/10/2006 à 04h38

    Monsieur Tapie n'a plus rien à perdre puisqu'il est fauché (belle performance quand on a été député, ministre, président de club de D1 et chef de plusieurs entreprises). Il se fiche de perdre un procès car on ne lui piquera plus rien. Seuls les citoyens qui financent le CDR peuvent perdre quelque chose. Amis contribuables, Bernard Tapie est notre adversaire !

  • Andrée, le 10/10/2006 à 18h57

    Que ne ferait-il pas pour avoir de l'argent.On peut penser qu'il ira jusqu'au bout, mais gagnera-t-il??J'en doute.

  • Laurent, le 10/10/2006 à 18h18

    Ce dossier pue la magouille politique, il apparait de plus en plus clairement que l'Etat via le crédit lyonnais s'est aventuré dans des histoires fort couteuse, le contribuable va encore le payer cher ... quoi de plus bel exemple pour accélérer les privatisations

Lire tous les commentaires

       Chargement en cours...
      • Le grand quiz de l'info
      Alertez-nous
        alertez-nous

        Témoin d'un événement ?

        Alertez la rédaction !

        Envoyez une alerte

        Nous recommandons
        logAudience