© AFP - Jack GuezBernard Tapie connaîtra peut être une de ses premières victoires judicaires lundi après-midi. Le parquet général s'est en effet prononcé vendredi devant la Cour de cassation "pour" la confirmation de l'arrêt condamnant le CDR, organisme chargé d'assumer la gestion passée du Crédit Lyonnais, à indemniser Bernard Tapie dans le litige sur la cession du groupe Adidas en 1993-94. La Cour de cassation, réunie en assemblée plénière et présidée par Guy Canivet, rendra lundi à 14h sa décision dans ce dossier.
Affaire Tapie : la Cour des comptes grince des dents
Elle critique la procédure d'arbitrage qui a conduit l'Etat à verser 285 millions d'euros à Bernard Tapie pour solder l'affaire de la vente d'Adidas en 1993. Une procédure qui ne serait, selon elle, pas conforme au droit.
Publié le 12/02/2011
Bernard Tapie bientôt de retour au PRG
Le retour de l'ex-homme d'affaires et ancien ministre chez les radicaux de gauche devrait se concrétiser au cours des prochaines semaines, selon lui. Un retour dans un but "purement militant", jure-t-il.
Publié le 15/05/2010
Bernard Tapie "n'exclut pas de se réengager en politique"
Relaxé vendredi à Paris dans la dernière affaire judiciaire où il était poursuivi, l'ex ministre et homme d'affaires n'a pas exclu de revenir dans la vie politique et le sport. Il le dit samedi au Parisien.
Publié le 03/04/2010
Bernard Tapie en a enfin fini avec la Justice
Poursuivi pour des faits de banqueroute, Bernard Tapie a été relaxé vendredi par le tribunal correctionnel de Paris, une décision qui lui permet de solder ses comptes avec la justice française. Le voici "heureux".
Publié le 02/04/2010
Le 30 septembre 2005, la cour d'appel de Paris avait condamné l'Etat, par le biais du consortium de réalisation (CDR), à verser à l'homme d'affaires 135 millions d'euros, estimant que le Crédit Lyonnais avait commis une faute à son encontre lors de la cession d'Adidas à Robert Louis-Dreyfus (RLD) en 1993-1994.
"Faute massive, suffisante"
L'avocat général Maurice-Antoine Lafortune a conclu au rejet des demandes principales contenues dans le pourvoi formé par CDR contre cette décision. Il a cependant demandé la cassation sans renvoi de l'arrêt sur la question du montant des dommages intérêts alloués à M. Tapie. En effet, selon M. Lafortune, les dommages intérêts auxquels il a droit ne s'élèvent pas à 135 millions mais à 145, compte tenu d'une erreur de calcul de la cour d'appel que celle-ci a reconnu mais n'a pas rectifié.
Sur le fond, l'avocat général a estimé que le Crédit Lyonnais avait commis "une faute massive, suffisante" pour justifier l'arrêt rendu de la cour d'appel de Paris. Le Crédit Lyonnais avait "obligation d'informer le groupe Tapie" sur l'offre faite par Robert Louis-Dreyfus pour le rachat d'Adidas, a estimé l'avocat général. "Cette information était majeure, en ne la diffusant pas, la banque a privé" le groupe Bernard Tapie de l'exercice "d'un droit qui lui est propre", a conclu Maurice-Antoine Lafortune.
(D'après agence)
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