Le procès du sanglant braquage de Cergy

le 16 octobre 2006 à 10h03 , mis à jour le 16 octobre 2006 à 16h41

Habib Mezaoui, l'auteur présumé du braquage sanglant d'une banque qui avait fait trois morts en août 2001, comparaît depuis lundi.

Habib Mezaoui est jugé pour le sanglant braquage d'une banque à Cergy en 2001. DRHabib Mezaoui est jugé pour le sanglant braquage d'une banque à Cergy en 2001 © DR

Il risque la perpétuité ou... l'internement psychiatrique. Habib Mezaoui, l'auteur présumé du braquage sanglant d'une Caisse d'épargne de Cergy comparaît depuis lundi devant les Assises du Val-d'Oise pour "vols avec violences ayant entraîné la mort" et "séquestration d'otages". Habib Mezaoui est accusé d'avoir le 11 août 2001 en début de matinée, alors qu'il était déguisé en femme, pris en otages employés et clients de la Caisse d'épargne du centre commercial des Trois Fontaines de Cergy, avant d'abattre par balles le directeur et un conseiller financier. Une échappée sanglante avait suivi au cours de laquelle un homme avait été tué et six personnes blessées. Le malfaiteur présumé avait ensuite disparu dans une base de loisirs et regagné son domicile en taxi. Plusieurs témoignages, dont celui du chauffeur de taxi, avaient permis son arrestation par le Raid le lendemain.

Le hold-up meurtrier, filmé par les caméras de télévision postées devant l'agence, avait suscité l'émoi dans toute la France dans un contexte marqué par une hausse générale de la délinquance et l'augmentation des vols à main armée, notamment en région parisienne. Quelque mille personnes s'étaient rassemblées devant la caisse d'épargne pour rendre hommage aux victimes du braquage.

Les "dysfonctionnements" de la police

Déterminé, Mezaoui n'avait pas hésité à sauter par une fenêtre du troisième étage moins de 48 heures après son arrestation, pour tenter d'échapper à la police judiciaire qui l'interrogeait à Cergy. Français d'origine tchadienne, il avait travaillé pendant quelques mois à la Caisse d'épargne des Trois Fontaines, avant d'en être licencié pour avoir détourné des comptes de clients.

Habib Mezaoui est jugé alors que deux des trois expertises psychiatriques réalisées depuis les faits notent "une abolition" partielle ou totale de son "discernement" et concluent que l'auteur présumé n'est "pas accessible à une sanction pénale". Un rapport du directeur départemental de la sécurité publique du Val-d'Oise avait pointé quelques jours après les faits des "dysfonctionnements" des services de police. Un haut responsable de la police regrettait ainsi que la police judiciaire n'ait pas demandé à temps l'intervention du Raid. Le verdict est attendu vendredi.

(D'après agence)

le 16 octobre 2006 à 10:03
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6 Commentaires

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  • Bidou, le 16/10/2006 à 22h27

    Pour celui qui m'a répondu. Je ne condamne personne sauf la droite, la gauche et surtout le laxisme de bon aloi qui ne satisfait que ceux qui veulent enfoncer la société dans la médiocrité qui la conduit à sa perte. PS : je suis un fervent admirateur de Sparte et de l'éducation que cette cité offrait à ses enfants.

  • A BIDOU, le 16/10/2006 à 18h09

    C'est le résultat d'une politique où on a considéré ces voyous comme des "sauvageons". Je pense que vos propos sont dignes de la politique du PS: débigrez, dénigrez, il en restera quelquechose.

  • Pierre, le 16/10/2006 à 14h55

    Personellement, je reste dubitatif sur le multiculturalisme...

  • Lulu, le 16/10/2006 à 14h19

    Dans ce hold-up j'ai perdu deux amis. Il est trop facile d'évoquer après coup la démence. Il n'en demeure pas moins qu'il avait prémédité son acte. J'espère que la justice ne se laissera pas berner par les effets de manches de son avocat.

  • Bidou, le 16/10/2006 à 11h51

    Toutes les conditions sont réunies pour qu'un double criminel soit condamné à rien du tout. On peut, pour celà, faire confiance à la "justice" de Monsieur "Clément" !

  • Lili01, le 16/10/2006 à 10h59

    Par moment je me demande, si à chaque fois que l'on fait une connerie, ce n'est pas un avocat qu'il faut prendre en premier lieu,mais un psychiatre. J'ai tuer, mais ce n'est pas de ma faute, j'ai voler ce n'est pas de ma faute, j'ai violer ce n'est pas de ma faute. Enfin de compte nous sommes tous des malades en puissance, alors nous sommes tous innocents. Les seules qui paient enfin de compte , c'est les victimes, les familles de victimes. Mais les victimes cela n'intérresse personne, mais vraiment personne....

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